Adieu X, vive la résistance !
Vous l’avez bien lu. Mediapart, le parangon autoproclamé de l’investigation démocratique, vient de déclarer la guerre à Elon Musk et Donald Trump. Pourquoi ? Parce que le 20 janvier 2025 marquera deux événements jugés comme des signes annonciateurs de l’Apocalypse :
- L’investiture de Trump à la Maison-Blanche. Une élection démocratique – certes gênante pour certain – mais que nos amis journalistes qualifient de « risque fasciste ».
- Elon Musk prend les commandes du « ministère de l’efficacité gouvernementale » et continue de diriger X, cette plateforme soi-disant devenue l’épicentre du mal : fake news, harcèlement et manipulation algorithmique. On oublierait presque CNN et son prisonnier miraculé…
Résultat : Mediapart claque la porte de X et annonce fièrement qu’il « reconstruit la rue numérique ». La démission est claire : plutôt mourir que « nourrir la machine qui détruit le journalisme ».
Quand Mediapart découvre… Elon Musk et la liberté d’expression
Rappelons-le : Elon Musk a acheté X pour y imposer une vision radicale de la liberté d’expression. Une liberté qui déplaît quand elle ne suit pas certains narratifs. Désormais, sous le règne de Musk, X serait devenu un sanctuaire pour les trolls, les conspirations et les utilisateurs « instrumentalisés ».
D’après Mediapart, Musk manipule et empoisonne les débats : il « nourrit les monstres ». Oh scandale ! Ce même Internet qu’on a tant chéri, jadis défendu comme un outil de partage et d’égalité, est aujourd’hui dépeint comme un instrument des ténèbres contrôlé par des milliardaires libertariens.
Et puis il y a Donald Trump. Le retour tant redouté; qualifiant les journalistes d’« ennemis du peuple », semble avoir donné des sueurs froides à l’équipe de Mediapart. Trump + Musk = la fin du monde pour le journalisme.
La sortie théâtrale : « On quitte X pour reconstruire l’Internet ! »
Plutôt que de « subir le chaos », Mediapart annonce qu’il se retire avec panache pour « reconstruire la rue numérique ». Car si X est désormais l’enfer de l’information, les alternatives – Mastodon, Bluesky, ou encore LinkedIn et Instagram – sont présentées comme des oasis prometteuses. Mediapart croit encore à une information propre, sans algorithme ni manipulation.
Reste une question : en quittant X, Mediapart ne laisse-t-il pas la « machine à chaos » tourner sans opposition ? N’est-ce pas fuir un débat pourtant ? Mais non, voyons ! Pour eux, X est une prison, un lieu où « l’extrême droite libertarienne nous réduit au silence ».
La morale du drame : Et si c’était juste une mauvaise audience ?
Quitter X, c’est noble, mais il y a une réalité plus terre-à-terre : les chiffres. Sous la houlette de Musk, la plateforme ne donne plus autant de visibilité gratuite aux médias « engagés ». L’algorithme préfère désormais les influenceurs et les vidéos virales. Serait-ce là le véritable deuil à faire pour Mediapart : dire adieu aux millions de vues faciles offertes par l’ancien Twitter aux médias du pouvoir ?
Car soyons honnêtes : malgré les belles paroles sur l’éthique journalistique, quitter X ressemble aussi à une fuite calculée. Plutôt que de « résister aux trolls et aux fake news », on préfère s’installer ailleurs, loin du bruit, et chanter la messe entre convaincus.
Mediapart fait son deuil, mais Musk et Trump continuent de rire
En janvier 2025, Mediapart quittera donc X. Trump sourira depuis le Bureau Ovale, Elon Musk continuera de lancer des tweets libertaires à 2 heures du matin, et X restera le théâtre mondial de toutes les polémiques. Quant aux alternatives promises, Mastodon et Bluesky, elles tenteront d’attirer quelques résistants numériques… mais sans jamais égaler le chaos viral de leur prédécesseur.
À partir du 20 janvier, le compte de Mediapart arrêtera de publier sur X. D’ici là, nous invitons nos abonné·es à migrer et à nous rejoindre sur :
👉 Mastodon (https://t.co/fLJaZyKi6u)
👉 Bluesky (https://t.co/V4fEcaWMdy)— Mediapart (@Mediapart) December 17, 2024
Mediapart aura fait son choix : bouder X pour sauver la morale. Quant à nous ? Nous continuerons de scroller, de liker, et peut-être même de rire.
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