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L’excellence française : Le Rafale, « fleuron » de notre armée, est capable de tout, y compris de plonger ses contribuables dans le noir

Ah ! le Rafale. Ce nom qui fait trembler les états-majors étrangers, ce concentré de fierté nationale que Dassault nous vend comme le fleuron de l'aéronautique militaire. Polyvalent, capable de tout, de la dissuasion nucléaire à la reconnaissance, en passant par la frappe au sol. Bref, le couteau suisse version 80 millions d'euros pièce. Sauf que jeudi 5 mars 2026, en fin d'après-midi, ce même couteau suisse a préféré jouer les ouvre-boîtes sur une ligne électrique haute tension, dans les gorges de l'Arzon, au cœur du Massif central. Une zone reculée, montagneuse, idéale pour les exercices discrets. Discrets, vraiment ?

mise à jour le 07/03/26

Le Rafale, ce concentré de technologie made in France, vient d’ajouter une ligne (à haute tension) à son tableau de chasse.

Incident de parcours ou incompétence chronique ?

L’exercice se déroulait à très basse altitude, pratique courante dans ces couloirs aériens dédiés, quand soudain, c’est le drame. Le Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa Air), avec ce sens consommé de la formule qui arrange, évoque un équipage qui, « malgré le respect des procédures en vol et une préparation minutieuse », n’a pas su éviter la ligne. Détectée « trop tardivement », paraît-il. Traduction : on a vu le câble, mais on n’a pas pu l’esquiver. Bilan : 104 foyers privés d’électricité dans les communes de Craponne-sur-Arzon, Bellevue-la-Montagne et Saint-Pierre-Duchamp. Pendant deux heures. Enedis, dépêché sur place, a dû affréter un hélicoptère pour acheminer un groupe électrogène. Une mobilisation digne d’une opération militaire. Ce qui, finalement, était peut-être le cas.

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L’armée s’excuse, les contribuables trinquent

L’avion, basé à Saint-Dizier, s’est dérouté vers Clermont-Ferrand. L’équipage, indemne. Ouf, on respire. Mais pour les habitants, ceux qui ont dîné à la bougie, qui ont vu leur congélateur pleurer en silence, la consolation est mince. Le ministère des Armées qualifie l’incident d' »extrêmement rare ». Sans doute pour nous rassurer sur la qualité de l’entraînement. Pourtant, voler à très basse altitude dans un relief accidenté, c’est précisément le genre d’exercice tactique destiné à éviter les radars ennemis. Si c’est pour finir accroché à une ligne EDF, on se demande quel ennemi pourrait bien être impressionné. À moins que l’armée n’anticipe un conflit où l’adversaire utiliserait des câbles comme arme de dissuasion massive.

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Technologie de pointe et angle mort

On nous rebat les oreilles avec la sophistication du Rafale, ses radars dernier cri, ses systèmes de navigation qui frôlent la perfection, ses aides à la détection d’obstacles. Mais apparemment, tout cet attirail high-tech n’a pas suffi à distinguer un câble, pourtant parfaitement immobile et peu furtif. Alors, problème de formation ? Fatigue des équipages ? Ou simple arrogance technologique, cette conviction qu’avec un Rafale, on plane au-dessus des contingences matérielles, y compris celles qui consistent à regarder où l’on vole ? L’enquête ouverte par la brigade de gendarmerie de l’air de Vélizy-Villacoublay nous le dira peut-être. Peut-être pas.

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L’ironie du sort

En attendant, les contribuables, ceux-là mêmes qui financent généreusement ces programmes militaires pharaoniques depuis des décennies, peuvent mesurer le rendement de leur investissement. Non seulement ils paient l’avion, mais en prime, ils règlent la note des réparations sur le territoire national. Un comble : cet appareil, censé protéger la population, se contente de la plonger dans l’obscurité. Les habitants de la Haute-Loire peuvent au moins se targuer d’avoir expérimenté, le temps d’une soirée, ce que serait une panne générale orchestrée par l’État. Une sorte de baptême du feu… domestique. L’armée française, dans toute sa splendeur : capable de faire danser les Rafale dans le ciel, mais pas de les empêcher de jouer les funambules avec le réseau électrique. L’excellence à la française a décidément plus d’un tour dans son sac.

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1 commentaire sur "L’excellence française : Le Rafale, « fleuron » de notre armée, est capable de tout, y compris de plonger ses contribuables dans le noir"

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  1. M’ouais ! Pas la peine d’en faire une tartine de dénigrement systématique, je trouve ça petit.
    J’espere que l’auteur n’est pas trop contrarié que le rafale soit toujours opérationnel et ses pilotes en vie.

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