Entre un budget contrit par la dette publique, des effectifs squelettiques et une autonomie stratégique en lambeaux – au point de devoir mendier des bombes aux Américains pour bombarder Daech –, la « grandeur » n’est plus qu’un mot creux. La récente déconfiture africaine, suite à une diplomatie aventurière, a achevé de révéler notre précarité. Nos frégates high-tech épuisent leurs munitions en cinq jours au Yémen, notre armée de terre ne pourrait tenir, dans un conflit de haute intensité, qu’une à deux semaines.
Pendant ce temps, l’exécutif s’amuse à évoquer un partage hasardeux de la dissuasion nucléaire, fragilisant le dernier pilier de notre souveraineté. Une armée échantillonnaire, superbement équipée pour la parade, mais structurellement incapable de soutenir un conflit sérieux : tel est le résultat d’un pilotage politique oscillant entre angélisme et inconséquence.
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