Lors de conférences de presse tenues à Tel-Aviv, des réservistes comme Ron Feiner ont publiquement déclaré leur refus de repartir au combat. Ils dénoncent une « frénésie vengeresse » au sein des unités, des ordres inhumains — incendies de maisons civiles, tirs aveugles — et une violence institutionnalisée. Leurs révélations s’appuient sur un bilan meurtrier : plus de 63 000 Palestiniens tués, des centaines de milliers de blessés, une famine organisée et la destruction d’infrastructures essentielles, érigées en armes de purification ethnique.
Parmi ces voix, celle de Tal Mitnick, dans les colonnes de Politis, résonne avec force : « C’est un devoir moral de refuser de servir un génocide en cours ». Il souligne l’urgence de résister à une machine de mort qui anéantit méthodiquement un peuple.
« Notre moyen de communication c’est la fusillade, je n’ai pas connaissance d’un seul cas de riposte, il n’y ni ennemi, ni arme »
Le témoignage glaçant d’un soldat israélien dans Haaretz sur les distributions alimentaires de la mort à Gaza
Ne détournons pas le regard pic.twitter.com/WGLMSrWud7— Marcel (@realmarcel1) June 28, 2025
Des récits glaçants, publiés par Haaretz, décrivent des bulldozers ensevelissant des corps sans identification, des civils abattus « par amusement » ou pour tester des drones, des enfants utilisés comme boucliers humains. Gaza est devenue une zone d’extermination sous couvert d’opération militaire.
« Ce n’est pas une guerre existentielle mais de la pure vengeance » : dans @lemondefr hier, il faut absolument lire les témoignages de ces soldats israéliens qui dénoncent l’action de leurs collègues à Gaza et mettent à mal la version officielle israélienne.
Détestation des… pic.twitter.com/C8QPwxHCuj
— Aymeric Caron (@CaronAymericoff) October 25, 2024
Ce mouvement de dissidence prend de l’ampleur, alimenté par des emprisonnements pour objection de conscience — à l’image de cette militante transgenre condamnée à trente jours de détention. Il fissure l’unité affichée de l’armée et interroge la société israélienne tout entière. Des officiers, dans le New York Times, estiment que refuser est « le seul moyen de sauver Israël de sa propre déchéance morale », condamnant un gouvernement irresponsable, addict à l’occupation et à la destruction.
Un soldat sioniste a eu le courage de briser le silence.
Il a refusé de servir dans l’armée et a révélé les massacres commis à Gaza, ainsi que la complicité du gouvernement Netanyahu qui bloque les accords de cessez-le-feu.
Lors d’une manifestation appelant à mettre fin à la… pic.twitter.com/1EwhKfxa6P— Miel D’orient🔻 (@miel_orient) September 3, 2025
Une vidéo diffusée sur X montre un soldat rompant le silence, refusant de servir, accusant Netanyahu de bloquer les négociations pour un cessez-le-feu et exigeant justice pour le sang des innocents.
🔴 Certains soldats israéliens refusent de retourner combattre à #Gaza🇵🇸 et dénoncent les atrocités que leur demande Netanyahu !
En Israël, des soldats israéliens refusent de retourner combattre à Gaza🇵🇸 et témoignent du comportement de leurs collègues militaires sur place, à… pic.twitter.com/A3zboR7gnN
— Boban Driçlek (@bobanDriclek) August 8, 2024
D’autres témoignages circulent en ligne : soldats refusant de brûler des habitations, dénonçant la « frénésie vengeresse » qui les habite, ou relatant des « distributions alimentaires de la mort » sans présence hostile — autant de scènes où toute justification militaire s’évapore.
En condamnant ce génocide, ces dissidents ne se contentent pas de révéler l’innommable. Ils appellent à un sursaut global, rappelant que l’humanité doit triompher de la barbarie d’État, et que le silence complice des chancelleries occidentales ne saurait prévaloir.
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