Haute Autorité de Santé et double stratégie marketing de la vaccination

Santé

mise à jour le 11/09/21

Les laboratoires sont des habitués des tribunaux. Scandales des opiacés, du talc, falsifications de données, corruption active et versement de commissions occultes leur ont valu des condamnations à des dizaines de milliards de dollars. Mais ils sont riches. Ils continuent. On vous a déjà parlé de la confiance qu’on pouvait avoir dans les laboratoires (). Aujourd’hui, c’est sur les vaccins qu’ils spéculent. Et toutes les stratégies marketing sont bonnes.

1er argument marketing : contrôler la mort

Les produits présentés avec des arguments préventifs (tels que « ce vaccin vous permet d’éviter la mort », « ce vaccin vous protège contre l’hospitalisation d’urgence ») sont attrayants aux yeux du consommateur, car ils permettent un contrôle sur son existence.

2e argument marketing : profiter de la vie

À l’inverse, penser à sa propre mort de façon plus implicite amène à vouloir plutôt profiter de la vie au maximum, avec des arguments positifs (tels que « ce vaccin vous apporte un retour à la vie d’avant… », « ce vaccin vous ouvre les frontières des voyages, les terrasses des bars, etc. »). Ces arguments fournissent des informations positives pour affronter la peur de la mort.

Les labos et les autorités poussent à la consommation

La Haute Autorité de Santé recommande une dose de rappel avec un vaccin ARNm pour les personnes qui ont eu le vaccin à dose unique Janssen, « à partir de quatre semaines après » l’injection.

Pourquoi deux ? On ne sait pas

La HAS l’avoue : « La décision de proposer dès à présent une dose de rappel à certaines catégories de population est prise alors que les données sur l’intérêt et l’innocuité de cette stratégie sont encore très incomplètes. »

Au 24 août, on manque toujours de données pour justifier une stratégie

« La HAS rappelle que, en raison du manque de données, et bien qu’une dose de rappel de vaccin anti-covid semble en mesure de renforcer l’immunité comme avec la plupart des vaccins, “l’administration d’une dose de rappel à distance de la primovaccination n’est pas prévue à ce jour dans les autorisations de mise sur le marché conditionnelles des différents vaccins disponibles”. » 

Vous remettrez bien ça une 3e fois et en « deux en un » !

La HAS veut une troisième injection pour tout le monde — surtout pour les plus de 80 ans. Ils ne sont vaccinés qu’à 79,9 % ! On n’est pas loin de l’immunité collective à 90 % selon l’Académie de médecine. Et voilà deux mythes qui s’écroulent à la fois ! Celui de l’immunité collective — une galéjade pour un virus qui mute en permanence — et celui du sérieux de l’Académie de médecine. Ah ! l’Académie de pharmacie est aussi de la partie. On comprend mieux. Quand même, l’argument de vente n’est pas très solide. Les cobayes vont se rendre compte que le produit n’est pas bon.

D’ailleurs même l’Agence européenne du médicament hésite à le recommander : « Les doses de rappel ne figurent pas à l’heure actuelle dans les autorisations de mise sur le marché des vaccins contre le Covid-19 et n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation scientifique par l’AEM faute de données suffisantes. »

La HAS attend donc que l’AEM change d’avis et en attendant, faute d’argument scientifique, propose un nouveau packaging pour « simplifier » « en administrant le vaccin contre la grippe et celui contre la Covid de manière concomitante ». Cela va-t-il suffire à rassurer les cobayes ?

Castex : la HAS, on s’en fiche !

Et puis à quoi bon s’intéresser à la Haute autorité de santé, puisque le Premier ministre, Jean Castex lui-même, la juge négligeable ? Il continue sur sa lancée et annonce, aux retraités qui nous coûtent si cher, que les Ehpad, puis tous les plus de 65 ans ou présentant des comorbidités pourront avoir leur troisième dose dès septembre. Pas la peine d’attendre l’avis de l’AEM et de l’HAS. Youpi !

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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