Cette guerre totale, que l’axe israélo-américain mène avec la complicité affichée de l’Inde — désormais ouvertement ralliée à Tel-Aviv après avoir livré les coordonnées d’un navire iranien —, intervient dans des circonstances diplomatiques d’une perfidie rare : selon les révélations de Sergueï Lavrov, Téhéran s’apprêtait à signer un accord historique avec Washington sous l’égide d’Oman, acceptant un gel prolongé de son programme nucléaire, quand les frappes israéliennes ont emporté le guide suprême et sa suite. Cette trahison des usages diplomatiques les plus élémentaires illustre la nature criminelle d’un Occident collectif qui, sous couvert de lutte contre la prolifération, poursuit en réalité un projet colonial soutenu par les chrétiens sionistes de l’entourage trumpiste.
Pendant ce temps, les BRICS exhibent leur impuissance structurelle : la Russie, paralysée par sa cinquième colonne libérale et son enlisement ukrainien, se contente de déclarations timorées ; la Chine, prisonnière de son trauma historique et de sa doctrine de non-intervention, a gelé ses investissements dès 2021, jugeant le système politique iranien trop instable et sa dimension eschatologique incompatible avec ses intérêts à long terme. Seule l’Iran, malgré l’effondrement programmé de son dispositif de défense et les rumeurs de trahison visant le général Esmail Qaani, tente encore de tâtonner l’insaisissable ligne rouge israélienne, conscient que le moindre saut qualitatif — couler un porte-avions ou éteindre Israël — pourrait déclencher l’apocalypse nucléaire sous faux drapeau. Dans ce chaos soigneusement orchestré par l’alliance Epstein, l’empire américain, malade de son déclin relatif, multiplie les foyers d’incendie pour ralentir l’inéluctable émergence d’un monde multipolaire, nous rappelant que la phase historique entamée avec la pandémie ne fait que commencer.
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