Guadeloupe : des parents d’élèves mobilisés pour le non-port du masque à l’espace régional du Raizet se sont faits évacuer

Politique, Santé

mise à jour le 14/03/21

masque enfant

Descente de gendarmerie et de police, à l’espace régional du Raizet, en fin de matinée, ce vendredi 12 mars 2021. Ils ont reçu l’ordre d’évacuer les personnes qui siègent sur place, jours et nuits, avec des enfants, depuis mercredi.

Les fonctionnaires sont venus pour appliquer une décision de justice

Ambiance plus que tendue, à l’espace régional du Raizet, aux Abymes, ce vendredi 12 mars 2021, en fin de matinée.
Plusieurs véhicules de polices et fourgons de la gendarmerie sont arrivés sur place et ont déversé des dizaines d’agents des forces de l’ordre.

A l’aide d’un mégaphone, un commissaire de police a informé les squatteurs, qui siègent sur place depuis mercredi, qu’ils doivent évacuer les lieux. Les fonctionnaires sont venus pour appliquer une décision de justice.

Un siège pour dire non au port du masque dès le CP

Les personnes présentes à l’espace régional du Raizet, depuis deux jours, sont des membres du collectif « Liyannaj pou timoun Gwadloup », mobilisés pour dire leur opposition à l’obligation du port du masque, dans les écoles élémentaires (CP au CM2).

Ils sont arrivés sur place mercredi et, depuis, ils dorment sur place ; certains avec leurs enfants. Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux les montre aussi faisant des grillades, sur l’esplanade extérieure de la structure, le soir.

Hier, une délégation régionale est venue à leur rencontre et, dans l’apaisement, les parties ont envisagé d’organiser une réunion, avec tous les acteurs concernés, afin d’examiner les conditions d’application de cette mesure.
Les parents qui manifestent veulent avoir le choix de ne pas imposer le masque à leurs enfants.

Délogés à la demande de la Région Guadeloupe

Le moins que l’on puisse dire est que le collectif « Lyannaj pou Timoun Gwadloup » ne s’attendait pas à un tel déploiement de moyens, pour les déloger.
Les élus rencontrés hier ne les ont pas prévenus et ne leur ont pas demandé non plus de quitter les lieux ; ce n’était pas leur rôle, précise le cabinet de la collectivité régionale.

Cette opération a été demandée par la Région Guadeloupe. La responsabilité de la collectivité, propriétaire des lieux, est engagée. Or, dans le contexte sanitaire actuel, la présence de dizaines d’enfants, dormant dans ces locaux inadaptés, posait un sérieux problème de sécurité.

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