Grèce : vaccination obligatoire pour les plus de 60 ans sous peine d’amendes mensuelles de 100 euros

Économie, Politique, Santé

mise à jour le 01/12/21

La Grèce a annoncé mardi 30 novembre qu’elle allait rendre obligatoire la vaccination contre le covid-19 pour les personnes âgées de 60 ans et plus, afin d’enrayer la résurgence d’un virus qui pèse sur un système de santé fragile [NDLR : version Reuters de l’affaire.]. Environ 63 % des 11 millions d’habitants de la Grèce sont entièrement vaccinés. Bien que les rendez-vous pour la vaccination aient augmenté ces dernières semaines, les données du ministère de la Santé montrent que 520 000 personnes de plus de 60 ans n’ont pas été vaccinées.


« Nous concentrons nos efforts sur la protection de nos concitoyens et, pour cette raison, leur vaccination sera désormais obligatoire », a déclaré le Premier ministre Mitsotakis lors d’une réunion du cabinet. Les autorités ont indiqué que les plus de 60 ans qui ne se conformeraient pas à cette obligation à partir du 16 janvier s’exposeraient à une amende mensuelle récurrente de 100 euros. Une amende de 100 euros représente une part importante de la pension mensuelle moyenne de 730 euros.

Les Grecs sous la dictature de Big Pharma

Premier responsable de la destruction économique de la Grèce, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, entame à présent l’anéantissement de la population en commençant par les plus de 60 ans. Bonne âme, il a déclaré qu’il avait du mal à accepter cette décision, mais qu’elle était nécessaire pour protéger plus d’un demi-million de Grecs âgés qui n’avaient pas reçu le vaccin. « C’est le prix à payer pour la santé », a-t-il dit, négligeant de préciser que ce n’est pas lui qui paie. Si la santé, c’est d’être vacciné, sa déclaration n’a aucun sens puisque c’est pour ne pas être vacciné qu’il faut payer. A moins de l’interpréter ainsi : ceux qui paieront l’amende protégeront leur santé. « C’est le prix à payer pour la santé » prend alors tout son sens. Un conseil — mais peut-être Mitsotakis y pense-t-il déjà : à cet impôt de 600 millions par an, devrait s’ajouter une taxe sur le droit de respirer — non seulement derrière un masque, mais également sans Rivotril® ni Ehpad. Les personnes âgées pourront jouir d’une espérance de vie que ne garantissent pas les nombreux Ehpad mouroirs de Grèce, au personnel formé dans le bâtiment ou l’hôtellerie. N’oublions pas que la Grèce est le berceau de la civilisation occidentale.

La Grèce aux mains des banques

Mitsotakis et Macron
Mitsotakis et Macron

Passé par la Chase Manhattan Bank, McKinsey, Alpha Bank, le Premier ministre Mitsotakis lance à partir de 2019 une vague de privatisations, notamment celles d’infrastructures touristiques, de terres côtières, des parts détenus par l’État dans les entreprises de gaz et d’électricité et de l’aéroport d’Athènes. D’autre part, une réforme fiscale vise à faire du pays « une terre d’accueil pour les milliardaires et les citoyens les plus fortunés », relève le Financial Times. Il s’agit d’attirer les investissements en proposant de faibles taux d’imposition. Une clause protégera les bénéficiaires de cette politique fiscale contre les éventuels changements de politique mis en place par de futurs gouvernements.
Le « grand projet de loi sur la croissance », adopté durant l’été 2020, prévoit la restriction du droit de grève et la suppression des conventions collectives. La politique migratoire est durcie : la prise en charge des soins hospitaliers pour les étrangers sans ressources est supprimée et la période pendant laquelle les réfugiés ayant obtenu l’asile peuvent résider dans des logements sociaux passe de six mois à un mois. Question protection de l’environnement, le gouvernement réforme la législation afin de faciliter l’exploration pétrolière.

Le Média en 4-4-2.

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