Fake news sur la variole du singe : Le premier cas de chien contaminé par deux hommes démenti

Santé

mise à jour le 19/08/22

Des cas de variole du singe, sans lien direct avec un voyage en Afrique du Centre ou de l’Ouest, ont été signalés en Europe et dans le monde depuis début mai 2022. Deux cas ont conduit le directeur général de l’OMS à déclarer : c’est une épidémie, une urgence de santé publique de portée internationale. Il s’agit du plus haut niveau d’alerte de l’organisation pour déclencher une série d’actions des pays membres.

La maladie a fait l’objet, en France d’une surveillance renforcée : numéro Vert, Sexosafe (site de Santé Publique France) qui conseille ceci : « Si vous devez passer plusieurs heures dans un endroit fermé avec d’autres personnes, le port du masque peut vous protéger. » Quelle coïncidence ! en juin, Santé Publique France en a commandé 200 millions d’unités. Sur un budget de 3 milliards généreusement fourni par le ministère de la Santé, c’est la moindre des choses.

Au 16 août 2022 à 12h00, la France compte 2 749 cas de variole du singe, dont 53 ont été hospitalisés. Aucun décès. Donc nous avons des « cas », des « cas confirmés », des vrais malades et même un animal contaminé… par ses maîtres. Pour l’instant il n’y aurait qu’un seul en France. Il s’agit d’un lévrier. L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, toujours à la pointe, a détecté ce premier cas de chien contaminé… par deux hommes, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La Pitié-Salpêtrière fait parler d’elle au niveau in-ter-na-tio-nal !

Mais, pas de chance, un des auteurs de l’étude — pourtant immédiatement publiée dans le Lancet — a dégonflé la baudruche. En effet, des analyses complémentaires indiquent que le lévrier n’a finalement pas développé la maladie, contrairement à ce que pouvaient laisser penser ses lésions. Bravo à ces pointures de l’art médical pour nous avoir fait découvrir le premier cas asymptomatique de variole du singe transmise par ses maîtres à un chien. Morale de l’histoire : les animaux de compagnie ne sont pas un risque, mais leurs maîtres doivent éviter les rapports rapprochés avec eux. La zoophilie a des limites que la variole du singe va apprendre à faire respecter.

Selon le Pr Perronne l’apparition de la variole du singe n’est pas naturelle : « Il est impossible que l’apparition de tels cas isolés se produise dans dix pays différents sur des continents différents, c’est impossible… » Pour une fois il est sur la même longueur d’onde que le ministre de la Santé qui a déclaré devant le Sénat que la variole du singe est une arme chimique et son vaccin est donc… secret défense !

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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