Société

Civilité interdite : La SNCF sommée par le Conseil d’État de supprimer « Monsieur » et « Madame »

Dans une décision qui illustre une fois de plus les excès du progressisme contemporain, le Conseil d'État a cédé aux pressions d'une association militante, interdisant à la SNCF d'exiger la civilité de ses clients sur son application SNCF Connect. Suivant un arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne, cette mesure, jugée contraire au RGPD par l'association LGBT Mousse, aboutit à une victoire symbolique pour les tenants d'une neutralité absolue, au prix de 3000 euros versés par l'État à ladite association.

mise à jour le 01/08/25

Le progrès ? Un billet sans civilité, mais toujours avec des retards.

On ne peut s’empêcher de sourire avec amertume devant cette nouvelle croisade contre les vestiges de la normalité quotidienne. La SNCF, cette institution autrefois symbole de l’efficacité républicaine, se voit désormais contrainte de remodeler ses formulaires pour accommoder les caprices d’une minorité vociférante, au nom d’une protection des données personnelles invoquée comme un bouclier universel. L’association Mousse, spécialisée dans les batailles juridiques contre toute forme de binarité, célèbre ici une avancée qui, en réalité, ne fait que compliquer la vie des usagers lambda, obligés de naviguer dans un océan de neutralité forcée.


Derrière cette façade de justice européenne se cache un cynisme bien rodé : le RGPD, conçu pour protéger la vie privée, est détourné en outil de déconstruction sociétale. La CJUE, dans son arrêt, argue que préciser « Monsieur » ou « Madame » n’est pas essentiel pour acheter un billet de train – une évidence, diront certains, mais qui masque l’agenda plus large d’effacer les distinctions naturelles au profit d’une idéologie fluide et imposée. Pendant ce temps, les vrais problèmes de la SNCF, comme les retards chroniques ou les grèves intempestives, passent au second plan, relégués par ces querelles identitaires.



L’État, en versant 3000 euros à Mousse, ne fait que subventionner indirectement ces activistes qui, sous couvert de défense des droits, sapent les fondements d’une société cohérente. Cette somme, modeste en apparence, symbolise le tribut payé à l’autel du wokisme triomphant, où chaque concession renforce l’emprise d’une minorité sur la majorité silencieuse. À quand la prochaine offensive contre les toilettes publiques dans les gares ?

Au final, cette affaire n’est qu’un épisode de plus dans la grande farce du politiquement correct, où la raison cède le pas à l’absurde. Les voyageurs, eux, continueront de payer cher leurs billets – civilité ou non – tandis que les militants savourent leur victoire pyrrhique, financée par le contribuable.

La SNCF a encore des efforts à faire pour rejoindre Ebay et LeBonCoin au royaume du politiquement correct ou plutôt du sexuellement non binaire. Ainsi LeBonCoin vous offre-t-il le choix entre « homme », « femme » ou « non-binaire ». À ce triple choix, Ebay ajoute « Je préfère ne pas répondre ». On est en démocratie, non ?

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