Bolloré ne respecte pas les principes des Nations unies, l’ONU sommée de rompre ses contrats avec le groupe

Économie

mise à jour le 27/05/21

L'ONU sommée de rompre ses contrats avec le groupe Bolloré

Quarante ONG signent une lettre ouverte pour demander à l’ONU de rompre ses contrats avec le groupe Bolloré. Pour elles, il ne respecte pas les principes des Nations unies.

Quarante organisations de la société civile (ONG et fondations), installées dans plusieurs pays, ont signé une lettre ouverte pour demander à l’ONU et ses agences de rompre leurs contrats avec le groupe Bolloré, qu’elles accusent de violer les principes des Nations unies.

« Le groupe Bolloré est un sous-traitant majeur des Nations unies » et reçoit à ce titre au moins 50 millions de dollars chaque année pour des contrats de logistique et de services, a calculé le Oakland Institute, un think tank basé aux États-Unis.

Les organisations signataires, dont Grain et la Coalition mondiale des forêts, accusent la société Socfin, dont le groupe Bolloré est actionnaire et qui gère des plantations de palmiers à huile et d’hévéas, d’encourager l’accaparement de terres en Afrique et de violer les droits humains.

Elles rappellent également les accusations dont fait l’objet le groupe Bolloré concernant le processus d’attribution de concessions portuaires sur le continent.

« Le fait que les services, agences et programmes des Nations unies fassent affaire avec le groupe Bolloré apparaît comme une violation flagrante du code de conduite des fournisseurs des Nations unies, des principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et de l’accord signé avec le groupe dans le cadre du Pacte mondial des Nations unies », écrivent les organisations signataires de la lettre ouverte.

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