Suisse : Une femme trans expulsée de l’espace naturiste réservé aux femmes… la ville de Berne s’excuse auprès d’elle

Dimanche dernier, au Marzili, grande piscine en plein air de Berne, le Paradiesli a brièvement mérité son nom avant d’être rappelé à l’ordre par la liturgie progressiste. Cet espace naturiste, officiellement réservé aux femmes, a vu arriver une personne dont les baigneuses présentes ont relevé des caractéristiques physiques masculines. Dans l’ancien monde, on aurait appelé cela un problème évident. Dans le nouveau, il faut apparemment mobiliser un service juridique, trois associations et un communiqué municipal pour savoir si les yeux ont encore le droit de fonctionner.

mise à jour le 02/07/26

L’affaire est limpide : un individu avec des attributs masculins peut entrer nu dans un espace féminin, refuser d’en sortir, puis devenir la victime lorsque les autorités finissent par l’évacuer.

Un refus, six policiers et une évidence menottée

Le personnel a demandé à la personne concernée de quitter les lieux. Celle-ci a refusé. La police a donc été appelée, avec cette délicatesse administrative propre aux situations où chacun sait très bien ce qu’il voit mais redoute de le formuler. Six agents sont intervenus, ont plaqué la personne au sol, l’ont menottée, puis conduite au poste pour vérification avant sa remise en liberté. Ses proches évoquent plusieurs hématomes. Une policière a, elle aussi, été légèrement blessée lors d’une bousculade provoquée par des soutiens de la personne expulsée.

Le scandale : des femmes ont demandé un espace féminin

Jusqu’ici, l’histoire aurait pu tenir en quelques lignes : des femmes nues, dans un espace conçu pour des femmes nues, ne souhaitent pas voir débarquer un corps masculin. On aurait presque pu croire que la règle servait précisément à cela. Mais en 2026, le bon sens est un meuble encombrant : on le garde par nostalgie, puis on s’excuse dès qu’il gêne la circulation idéologique.

La Ville de Berne s’agenouille devant le ressenti

Le lendemain, la Ville de Berne a publié un communiqué reconnaissant une « erreur » et présentant ses excuses à la personne trans. Selon les directives internes de la piscine, cette personne remplissait bien les conditions d’accès, puisque le sexe officiellement enregistré prévaut. La réalité observable, cette vieille extrémiste, n’avait manifestement pas été consultée. Il suffisait donc d’un document pour transformer le Paradiesli en laboratoire inclusif, et les baigneuses en figurantes gênantes de leur propre espace.

Les associations rallument le brasier sacré

Transgender Network Switzerland, Lesbenorganisation Schweiz et Pink Cross ont aussitôt dénoncé une intervention « honteuse » et réclamé davantage de formations. Il s’agit, naturellement, d’enseigner au personnel et à la police que protéger un espace féminin peut devenir problématique dès lors que des femmes y tiennent un peu trop. Une manifestation de solidarité a même été organisée dans le centre-ville, preuve qu’en matière de progressisme, l’indignation sait toujours trouver un mégaphone quand elle reconnaît les siens.



Les baigneuses, grandes absentes du rituel compassionnel

Pour les femmes qui se sont plaintes, en revanche, rien. Pas d’excuses. Pas de communiqué ému. Pas de marche blanche en serviette. Pas de cellule d’écoute municipale pour celles qui pensaient naïvement qu’un espace réservé aux femmes signifiait encore quelque chose. Leur faute est impardonnable : elles ont remarqué ce qu’il ne fallait pas remarquer et l’ont dit avant de demander l’autorisation morale de le penser.

Le nouveau manuel du progrès

L’affaire est limpide. Un homme peut entrer nu dans un espace féminin, refuser d’en sortir, puis devenir la victime lorsque les autorités finissent par l’évacuer. Les femmes, elles, deviennent immédiatement suspectes dès qu’elles expriment une limite. Dans le monde d’avant, on appelait cela une contradiction. Dans le monde d’après, on appelle cela une avancée sociétale, de préférence financée par la collectivité et expliquée lors d’une formation obligatoire.

Berne choisit le dogme contre l’évidence

La Ville de Berne a donc choisi son camp : celui du ressenti sacralisé contre la réalité visible, celui du formulaire contre le corps, celui du communiqué contre les baigneuses. Le Paradiesli devait être un lieu de tranquillité féminine ; il devient une salle de catéchisme progressiste avec option nudité. Quant aux femmes qui attendaient simplement qu’on respecte leur intimité, elles peuvent toujours patienter au bord du bassin. Les excuses, visiblement, nagent dans l’autre couloir.

On pourrait croire qu’il ne se passe rien d’autre à Berne. Pas du tout ! Mercredi 1er juillet, suite à de fortes pluies, des personnes qui attendaient le tram ou le bus se tenaient toutes debout sur le banc de l’arrêt pour ne pas se mouiller les pieds.
Le 29 juin, un automobiliste de 51 ans a été intercepté à l’aide d’une herse entre Bargen et Siselen. Il roulait à 150 km/h dans une zone limitée à 80 km/h.

Chères lectrices, chers lecteurs,

Soyez acteur du changement en soutenant un journalisme véritablement indépendant et de qualité en vous abonnant à notre média financé par les dons de personnes comme vous.

Accédez à des contenus exclusifs
et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

partagez cet article !

Pas encore de commentaire sur "Suisse : Une femme trans expulsée de l’espace naturiste réservé aux femmes… la ville de Berne s’excuse auprès d’elle"

Laisser un commentaire

Newsletter

La Boutique du 4-4-2

Société

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous