Répondant à une question d’une Iranienne de 34 ans ayant fui son pays, Youssef Hindi a accepté le débat d’idées tout en refusant de tomber dans le piège du manichéisme médiatique qui oppose un « régime des ayatollahs » diabolisé à une opposition présentée comme forcément vertueuse. Il a expliqué à son interlocutrice que ses malheurs, qu’il ne nie pas, sont instrumentalisés par des puissances étrangères dont le but n’est ni la liberté ni la démocratie, mais la destruction pure et simple de l’Iran.
Il a rappelé que les sanctions économiques, revendiquées par le secrétaire au Trésor américain, ont provoqué l’inflation et les manifestations des commerçants du bazar, avant que des groupes armés venus du Kurdistan irakien ne transforment la contestation en guerre civile, tuant au passage des policiers iraniens brûlés vifs ou décapités. À celle qui voit dans Reza Pahlavi un « moins pire », Youssef Hindi a opposé l’image d’un prétendant au trône se réjouissant à l’idée que l’Allemagne bombarde son propre pays, et rappelé que le « choix » proposé par les Israélo-Américains n’est pas entre deux régimes, mais entre un État qui résiste et le chaos destructeur déjà expérimenté en Irak, en Syrie et en Libye, où les populations regrettent aujourd’hui amèrement les dirigeants qu’elles avaient contribué à renverser.
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