La mécanique infernale s’enclencha non pas seulement à Sarajevo, mais sur les bords du Danube, à Temes-Kubin, où une escarmouche entre troupes serbes et austro-hongroises fut signalée. Problème : l’incident, présenté comme un casus belli irréfutable au vieil empereur François-Joseph par son ministre des Affaires étrangères Leopold Berchtold, s’avéra être une pure invention, une « fake news » comme le démontrent les documents officiels.
Conscient de la fausseté du rapport mais désireux d’étouffer dans le sang les revendications sociales, le pouvoir impérial signa néanmoins la déclaration de guerre, supprima la mention compromettante et lança l’Europe dans une boucherie qui allait dévaster le continent et sacrifier une génération, le tout pour le plus grand profit d’une caste voyant dans la guerre le remède à ses propres peurs.
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