Justice en Macronie : Même les chats ne sont plus libres d’aller où ils veulent

À Agde, l’absurdité judiciaire a trouvé son visage, ou plutôt son museau. Dominique Valdès, retraitée, est traînée une seconde fois devant le tribunal de Béziers ce 9 décembre. Son crime ? Avoir offert un foyer à Rémi, un chat roux accusé de vagabondage et de dégradations. Condamnée en janvier à 1 250 euros d’indemnités et de frais, elle encourt désormais 2 000 euros d’amende supplémentaire, avec une astreinte de 150 euros par « intrusion » de son compagnon à quatre pattes. Pour beaucoup moins cher, une stérilisation effectuée par un vétérinaire aurait pu éviter au chat de marquer son territoire et de devenir agressif. Il s'agit d'une opération courante, autrement moins cruelle que la castration sans anesthésie des porcelets mâles qui, elle, ne remplit pas la rubrique Faits divers.

mise à jour le 02/11/25

Un chat roux est-il par nature un délinquant ? L’affaire Rémi pose la question.

Le dossier accablant

Le réquisitoire est accablant. Rémi, ce dangereux récidiviste, est suspecté d’avoir uriné sur une couette, déféqué dans des plates-bandes et souillé un crépi neuf. Malgré une première condamnation et les tentatives de Dominique pour le cloîtrer – le félin, stressé, a grossi et devient agressif –, l’animal a récidivé. « Je suis révoltée », confie la sexagénaire, elle-même sous traitement pour anxiété. Elle dénonce une « double peine » et l’absence de preuves formelles, un autre chat roux rôdant dans le quartier.


L’indignation, seule réponse raisonnable

La nouvelle, relayée sur les réseaux sociaux, a provoqué un tollé. Une pétition réclame « justice pour Rémi et Dominique ». La SPA et d’autres associations s’alarment d’une jurisprudence qui rendrait les propriétaires financièrement responsables des comportements naturels de leurs animaux. Un voisin défend pourtant l’accusé, louant ses talents de chasseur de rats. Au-delà de l’anecdote, c’est la judiciarisation des conflits de voisinage et l’engorgement des tribunaux qui sont pointés du doigt.

La liberté féline, nouvel ennemi de l’État ?

Cette farce tragique illustre les contradictions d’un pouvoir qui vante la simplification tout en alourdissant la machine judiciaire. Sous Macron, la France multiplie les règlements tatillons, rognant les libertés au nom d’un ordre souvent illusoire. Pendant que les prisons craquent et que la délinquance prospère, la justice mobilise ses forces pour traquer un chat. Rémi, « délinquant à poil(s) récidiviste », serait-il le symptôme d’une société où le sens des priorités a définitivement déserté les prétoires ?


Une porte ouverte sur l’absurde

Dominique Valdès se bat désormais pour éviter la faillite. « Maintenant, il est condamné à rester enfermé et à être au régime », déplore-t-elle. Si la justice confirme sa condamnation, elle créera un précédent inquiétant pour des millions de propriétaires de chats. L’affaire Rémi demeurera comme le symbole d’une époque où l’on préfère persécuter l’innocence vagabonde que de s’attaquer aux vraies menaces. Gare à nos chiens !

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