Le forcing personnel de l’Élysée
Le document établit qu’en octobre 2020, Emmanuel Macron a personnellement insisté pour obtenir le numéro de téléphone privé de Jack Dorsey, alors PDG de Twitter. L’objectif avoué était de le féliciter pour ses politiques, mais l’enquête révèle que cette démarche coïncidait étrangement avec le lancement d’une action en justice contre la plateforme par quatre associations – SOS Racisme, SOS homophobie, l’UEJF et J’accuse –, toutes bénéficiaires de financements publics ou européens. Une parfaite coordination État-ONG pour exercer une pression maximale.
Et voilà : enfin les #TwitterFiles pour la France !
Et c’est du très lourd !
Macron mouillé jusqu’au cou : tous les documents sont publiés !
Comment la censure a été sournoisement organisée en France, avec Macron à la manœuvre à tous les étages, et le renfort d’associations… pic.twitter.com/BUXd4ts2Yk
— Florian Philippot (@f_philippot) September 4, 2025
La stratégie de l’étouffement méthodique
Il ne s’agissait pas de lutter contre des infractions, mais bien de modeler l’opinion et la loi. Les exigences de ces associations, soutenues en sous-main par le pouvoir, visaient à obtenir une censure proactive et la fin de l’anonymat en ligne, dépassant largement le cadre légal. Les e-mails internes montrent que Twitter avait bien conscience de cette manœuvre destinée à influencer le vote de la loi Avia, ancêtre français du règlement européen DSA, et à museler toute voix dissidente.
Le chapitre des Twitterfiles français s’ouvre enfin !
Contexte : en 2022, suite au rachat de Twitter par Elon Musk, ce dernier ouvrait à une demi douzaine de journalistes la messagerie interne de l’entreprise, ouvrant la voie à une multitude de révélations sur la façon dont… pic.twitter.com/iG0FBFEn6l
— Fabrice Epelboin (@epelboin) September 4, 2025
L’invention française d’une industrie de la censure
Le rapport souligne que la France est une pionnière en la matière, avec la loi Pleven de 1972 qui a créé un « complexe industriel de la censure » en permettant à des associations de se constituer en procureurs privés. Cette stratégie, perfectionnée après le Brexit et l’élection de Trump, a culminé avec la crise sanitaire, utilisée comme prétexte pour accélérer la répression des discours légitimes mais critiques. Un système aujourd’hui exporté et institutionnalisé à l’échelle européenne avec le DSA, pour le plus grand bonheur des autocrates de tous bords.
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