Dans un théâtre où chaque tir camoufle une manœuvre politique, la dernière escalade entre Israël et l’Iran révèle moins un affrontement stratégique qu’une tentative désespérée du boucher de Gaza de détourner l’attention d’une débâcle intérieure. Acculé, fragilisé par les accusations de crimes de guerre et d’un fiasco sécuritaire historique, Benjamin Netanyahou joue avec l’allumette nucléaire pour ressouder une opinion publique désabusée et amadouer un allié américain de plus en plus tiède.
Pendant ce temps, Gaza s’efface sous les bombes, Téhéran montre les dents et les plateaux télé s’enflamment d’indignation sélective, tandis que les véritables fossoyeurs du droit international se font passer pour les hérauts de la paix. Ainsi l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’Énergie atomique, censée s’assurer de l’usage pacifique des installations nucléaires iraniennes, est-il le grand responsable du déclenchement de l’offensive israélienne.
Alors que les documents iraniens saisis par le Mossad ne révélaient aucun programme nucléaire militaire, ils ont été détournés à des fins d’espionnage. Les documents sensibles sur le programme nucléaire israélien récemment obtenus par les services de renseignement iraniens ont révélé cette coopération directe entre Tel-Aviv et Rafaël Grossi, contre l’Iran. Les installations nucléaires iraniennes étant repérées, l’offensive a pu les cibler immédiatement.
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