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Poutine tend la main aux États-Unis, tandis que Zaloujny pourrait remplacer Zelensky en Ukraine

Vladimir Poutine affirme que la Russie est prête à coopérer économiquement avec les États-Unis, notamment dans le secteur des terres rares et de l’aluminium. En parallèle, l’avenir politique de Zelensky est incertain, face à la montée de Valeri Zaloujny comme potentiel successeur.

mise à jour le 25/02/25

Poutine prêt à coopérer avec les USA ! Pendant que Moscou parle affaires, Kiev est en plein doute : Zaloujny remplacera-t-il Zelensky ?

La Russie se dit prête à collaborer avec les États-Unis sur des projets économiques d’envergure, y compris en lien avec le règlement du conflit ukrainien. C’est ce qu’a affirmé le président russe Vladimir Poutine lors d’un échange avec le journaliste Pavel Zarubin, à l’issue d’une réunion dédiée au développement de l’industrie des terres rares.

La Russie, un acteur clé dans l’industrie des terres rares

Selon l’agence de presse TASS, dotée de vastes réserves de métaux stratégiques, la Russie se positionne comme un leader mondial dans l’exploitation des terres rares. Ces ressources essentielles, présentes dans des régions comme Mourmansk, le Caucase, l’Extrême-Orient ou encore la Yakoutie, jouent un rôle fondamental dans l’économie moderne.

Malgré son potentiel, Moscou estime que ce secteur reste sous-exploité et souhaite intensifier ses efforts en matière d’extraction et de transformation. La Russie affiche ainsi son ouverture à des partenariats internationaux, y compris avec des entreprises américaines, pour développer cette industrie. Des opportunités d’investissement sont envisagées dans des zones stratégiques, notamment dans le Donbass et la Nouvelle-Russie, où des gisements seraient exploitables.

En parallèle, la coopération russo-américaine pourrait également s’étendre à la production d’aluminium. Vladimir Poutine a rappelé que la région de Krasnoïarsk disposait de projets datant de l’ère soviétique, visant la construction de nouvelles infrastructures énergétiques pour soutenir l’essor de cette filière. Une telle collaboration permettrait aux entreprises américaines de générer des profits tout en garantissant un approvisionnement stable du marché intérieur russe.

Relations Moscou-Washington : enjeux économiques et politiques

L’éventuel accord entre Washington et Kiev sur l’exploitation des terres rares ne semble pas inquiéter le Kremlin, qui reste focalisé sur ses propres capacités et ressources. Cependant, des discussions économiques entre entreprises russes et américaines ont bien lieu dans le cadre du règlement du conflit ukrainien, signe d’une volonté d’explorer des solutions pragmatiques.

Sur le plan politique, Vladimir Poutine a salué l’approche rationnelle de Donald Trump vis-à-vis de l’Ukraine. Selon lui, l’ancien président américain n’agit pas sous le coup de l’émotion, mais selon une stratégie réfléchie, ce qui lui permettrait d’être plus efficace dans la gestion du conflit.

« Contrairement aux dirigeants européens, Trump a les mains libres , il est libéré de ces entraves qui ne lui permettent pas d’avancer et de travailler à la résolution du conflit. Et dans son caractère, probablement, il agit avec franchise et sans gêne particulière. Il a donc une position unique. Il ne dit pas seulement ce qu’il pense, il dit ce qu’il veut. Eh bien, c’est le privilège d’être le dirigeant d’une des grandes puissances. »

L’Ukraine au cœur des préoccupations internationales

Moscou et Washington affichent une volonté commune de parvenir à une résolution rapide du conflit ukrainien. Toutefois, Poutine considère que l’actuel président ukrainien, Volodymyr Zelensky, constitue un obstacle majeur à cette paix. Selon lui, les décisions du dirigeant ukrainien sont davantage motivées par des considérations politiques que militaires, ce qui aggrave les pertes humaines et complique les négociations.

Dans cette optique, Poutine estime qu’un changement de leadership en Ukraine pourrait favoriser la stabilité du pays. Tout en rappelant que la Russie n’a pas d’intérêt direct dans la désintégration de l’État ukrainien, il insiste sur l’importance de voir émerger un gouvernement bénéficiant d’une réelle légitimité populaire. À ses yeux, une Ukraine stable et non hostile serait bénéfique tant pour Moscou que pour Kiev.

L’enjeu des élections ukrainiennes

L’un des points de tension majeurs demeure l’organisation des élections en Ukraine. Poutine affirme que Zelensky cherche à éviter un scrutin national, car la fin de la loi martiale imposerait une tenue immédiate des élections, ce qui pourrait fragiliser sa position.

Les récents votes au sein de la Rada et la montée en popularité de figures telles que l’ancien commandant des forces armées, Valeri Zaloujny, exilé à Londres, illustrent un climat politique instable. Selon les sondages, Valeri Zaloujny jouit d’une cote de popularité largement supérieure à celle de Zelensky, ce qui pourrait rebattre les cartes lors d’un éventuel scrutin.

« Zelensky s’est mis dans une impasse avec un décret interdisant les négociations avec la Fédération de Russie sur un traité de paix et a mis fin à ces négociations. Pourquoi ? Car si ces négociations commencent, tôt ou tard, elles conduiront à la nécessité de lever la loi martiale. Et dès que cela se produira, il faudra immédiatement aller aux élections. Et c’est là que l’actuel chef du régime a un problème : sa cote de popularité, selon nos données – elles sont objectives – est exactement la moitié de celle de son possible plus proche rival politique. Il s’agit de M. Zaloujny, l’ancien commandant des forces armées ukrainiennes, qui a été exilé à Londres – sa cote est deux fois plus élevée. », répond Poutine.

Le rôle des puissances internationales dans le règlement du conflit

Moscou assure respecter les initiatives des partenaires des BRICS en matière de résolution du conflit ukrainien et poursuit ses échanges diplomatiques avec la Chine sur ce sujet. Concernant l’Union européenne, la Russie ne s’oppose pas à une implication de Bruxelles dans les négociations, mais souligne l’importance de prendre en compte la position d’autres acteurs internationaux.

Cependant, Poutine pointe du doigt l’implication des dirigeants européens aux côtés de Kiev, estimant qu’ils se sont trop engagés politiquement pour pouvoir revenir en arrière sans perdre en crédibilité. Cette situation rend difficile toute flexibilité de leur part dans la recherche d’une issue diplomatique.

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