Une enquête de CNN accuse Israël du meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh : « Ils tiraient directement sur les journalistes »

Justice, Politique

mise à jour le 27/05/22

La chaîne de télévision américaine CNN, après enquête, contredit la version des autorités israéliennes qui tentent de lever toutes responsabilités concernant la journaliste chrétienne américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, abattue d’une balle dans la tête vers 6 h 30 le 11 mai près de l’entrée du camp de réfugiés de Jénine visé par un raid israélien.


Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont déclaré le 19 mai 2022 qu’elles n’avaient pas encore décidé de poursuivre ou non une enquête criminelle sur la mort de Shireen Abu Akleh. Lundi, le principal avocat de l’armée israélienne, le général de division Yifat Tomer-Yerushalmi, a déclaré dans un discours qu’en vertu de la politique de l’armée, une enquête pénale n’est pas automatiquement lancée si une personne est tuée au « milieu d’une zone de combat active », à moins qu’il existe un soupçon crédible et immédiat d’une infraction pénale. Les législateurs américains, les Nations Unies et la communauté internationale ont tous appelé à une enquête indépendante.

Mais une enquête de CNN offre de nouvelles preuves — y compris deux vidéos de la scène de la fusillade — qu’il n’y avait pas de combat actif, ni de militants palestiniens, près de Shireen Abu Akleh dans les moments qui ont précédé sa mort. Des vidéos obtenues par CNN, corroborées par les témoignages de huit témoins oculaires, un analyste médico-légal audio et un expert en armes explosives, suggèrent que Shireen Abu Akleh a été tuée lors d’une attaque ciblée par les forces israéliennes. Un autre journaliste, Ali Samoudi, a reçu une balle dans le dos.

Nous rappelons à nos lecteurs l’attitude inhumaine des soldats israéliens attaquant le convoi funéraire de la journaliste chrétienne Shireen Abu Akleh, après des coups sur les porteurs, le cercueil tombera au sol. L’impunité et la violence d’Israël envers les Palestiniens trouve sa source dans le silence des médias et des organisations internationales qui condamnent du bout des lèvres.

Le Média en 4-4-2.

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