Que les naïfs se rassurent : ce sondage, comme tous les autres, est un artefact savamment orchestré. Frédéric Dabi et ses comparses de l’Ifop ne sondent pas l’opinion, ils la fabriquent. La question même – « Qui ferait un bon candidat ? » – est un piège, une ambiguïté calculée pour biaiser les réponses. Car qui dit « bon candidat » dit bon pour qui ? Pour les marchés ? Pour Bruxelles ? Pour les médias, ces chiens de garde d’un système qui exclut méthodiquement toute voix dissonante, à commencer par celle de François Asselineau, systématiquement effacée des radars ? La réponse est dans la question : l’oligarchie ne veut ni surprise ni débat, mais une alternance bien huilée entre ses pantins préférés.
Bardella, le jeune loup du RN, sert de repoussoir commode, tandis qu’Édouard Philippe, aussi charismatique qu’un notaire de province, incarne la continuité rassurante du macronisme sans Macron. Quant à Mélenchon, Ruffin ou Tondelier, leur présence dans ce casting de pacotille relève moins de la démocratie que du divertissement politique – une façon de faire croire à la pluralité, tout en verrouillant le jeu. Les parrainages, les médias, les instituts : tout est organisé pour que le peuple, une fois de plus, choisisse entre la peste et le choléra. La vraie question n’est pas « Qui fera un bon candidat ? », mais « Qui osera briser ce théâtre d’ombres ? »
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