Des enfants en première ligne
Les cours de récréation sont devenues des zones à risque : sachets de drogue, jets de protoxyde d’azote, courses-poursuites entre policiers et revendeurs. En janvier, des bonbonnes utilisées pour le « proto » (un gaz hilarant détourné en drogue) ont même traversé les fenêtres des classes. Face à ce constat accablant, la réponse des autorités ? Une consultation citoyenne sur… l’évacuation des victimes.
Le Maire de Saint Ouen, Karim Bouamrane (PS) a lancé un vote pour déplacer une école maternelle à proximité d’un point de deal.
Il est content, les parents se sont déplacés en nombre, c’est selon lui, une belle expression démocratique.
Ils votent pour un déplacement en avril ou… pic.twitter.com/LXj4vKE4dj— 🇫🇷 fred le gaulois 🇫🇷 Uniondesdroites 🐱🐱 (@FredGaulois) April 3, 2025
Le maire se félicite, les parents s’interrogent
« Une belle expression démocratique », se réjouit Karim Bouamrane, qui promet de « revégétaliser » les lieux abandonnés – comme si des arbustes allaient dissuader les narcotrafiquants. Pendant ce temps, le gouvernement clame que « l’école ne reculera jamais », alors même qu’elle plie bagage. Une hypocrisie qui rappelle les écoles de Nîmes ou d’Échirolles, contraintes de fermer à cause des règlements de compte à l’arme de guerre.
😡 L’édito de @Poulin2012 sur une école maternelle de Saint-Ouen obligée de déménager à cause du trafic de drogue !
« Dans un pays normal la police arrive, les dealers sont arrêtés et les enfants peuvent aller à l’école mais bon on est en France, la France d’Emmanuel Macron. » pic.twitter.com/zApMX1QpMT
— Sud Radio (@SudRadio) April 4, 2025
L’État complice par son inaction
Le vrai scandale réside dans l’impunité systémique. Exemple saisissant : le 27 mars, un jeune de 19 ans est arrêté avec 1,2 kg de cannabis… et relâché parce qu’aucun officier de police judiciaire n’était présent pour valider la saisie. Quand la procédure prime sur la sécurité, les dealers rient, les écoles fuient, et la République abdique.
La capitulation en marche
Déménager une école, c’est acter la victoire des trafiquants. À Saint-Ouen comme ailleurs, chaque repli nourrit l’audace des réseaux. Et pendant que les maires aménagent l’exil des enfants, personne ne semble songer à une solution simple : faire respecter la loi.
La situation à Saint-Ouen, où une école maternelle est contrainte de déménager en raison de la présence de trafiquants de drogue à proximité, illustre une fois de plus l’abandon des quartiers populaires par les pouvoirs publics. Plutôt que de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité et de protéger les enfants, la municipalité choisit la fuite, laissant le terrain libre aux narcotrafiquants. Cette démission de l’État face aux problèmes des quartiers populaires est inacceptable. Il est impératif de réinvestir ces territoires, d’y rétablir les services publics et de redonner aux habitants les moyens de vivre en sécurité et dignité. La République ne doit pas reculer devant les défis, mais au contraire affirmer sa présence et son soutien aux citoyens les plus vulnérables.