Portugal : La chaîne d’information TVI annonce une inquiétante augmentation de 20 % de la mortalité chez les jeunes

Santé

mise à jour le 18/09/22

Lors du journal ‘8’ (NDLR, équivalent du 20h en France) sur la chaÎne portugaise TVI du 5 septembre 2022 (voir vidéo ci-dessous), une information critique alerte le pays. La présentatrice du JT, Andréa Vale, annonce d’un ton grave, l’apparition de données inquiétantes d’une épidémie de mortalité juvénile au Portugal : « Au cours des 12 derniers mois, 360 adolescents entre 14 et 25 ans sont décédés. Le mois d’août dernier a été le pire mois, de mémoire d’homme. »


C’est de manière inexplicable que la mortalité chez les adolescents et les jeunes a grimpé en flèche au cours de la dernière année. Pour les 15 à 24 ans c’est une augmentation de plus de 20 % de janvier à août 2022. Et ce mois d’août 2022 est un record tragique : « 45 adolescents et jeunes âgés de 14 à 25 ans sont décédés. »

Selon le journaliste Pedro Almeida Vieira, directeur du journal Página Um qui a révélé ces informations, cela n’est pas dû au covid-19 puisqu’en décembre 2020 — où il était le plus virulent — il n’y a eu seulement 4 décès chez les jeunes.  » La surmortalité s’observe principalement dans les tranches d’âge les plus âgées, mais elle est désormais également détectée, de manière indéniable d’un point de vue statistique, dans la tranche d’âge des 15 à 24 ans. »

Evolution de la mortalité annuelle (12 mois) de décembre 2014 à août 2022 dans la tranche d'âge de 15 à 24 ans. Source : SICO.
Evolution de la mortalité annuelle (12 mois) de décembre 2014 à août 2022 dans la tranche d’âge de 15 à 24 ans. Source : SICO.

Le ministère et la direction générale de la Santé ont fait valoir qu’ils avaient besoin de plus de temps afin de comprendre les causes de la mortalité chez les jeunes. Malheureusement, les données permettant de connaître les causes de cette catastrophe ne sont pas divulguées. C’est dans ces conditions que le Journal Página Um « a engagé une procédure d’assignation devant le tribunal administratif de Lisbonne afin d’obliger à la fois le ministère de la Santé et l’ACSS à mettre ces bases de données à disposition ».

Traduction Le Média en 4-4-2

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