Non, la Russie n’enlève pas des enfants ukrainiens de force comme l’annonce la Femen Inna Shevchenko !

Politique

mise à jour le 24/09/22

Dans un tweet du 17 septembre 2022, la Femen extrémiste Inna Shevchenko assure que le Kremlin enlève des enfants ukrainiens. « La Russie kidnappe des enfants ukrainiens. Ce sont des orphelins, enlevés illégalement par la force pour être “russifiés”. Où est l’Onu? Anybody at all? ! (Je ne m’excuserai pas pour ces questions naïves !) »


Nous sommes donc allés vérifier si ces informations étaient exactes. Les vidéos sont celles de la chaîne Izvestia TV (IZ.RU) qui est une source d’information russe diffusée 24 heures sur 24. La chaîne diffuse des nouvelles en direct du monde de la politique, de l’art et de l’économie.

Tout d’abord il est improbable que la Russie filme des enlèvements en direct afin de les montrer à tout le pays, ainsi qu’au monde entier. Il y a plus discret pour kidnapper. Les enfants que nous voyons dans les reportages viennent de la République populaire de Donetsk (RPD), dans le Donbass, une zone bombardée par l’Ukraine depuis 2014, car russophone. L’ancien président ukrainien, Petro Porochenko allait jusqu’à dire le 23 octobre 2014 sur le Donbass : « Nos enfants iront à l’école, leurs enfants resteront dans les caves ! » Les actes ont suivi les paroles…

Selon le service de presse du commissaire aux droits de l’enfant auprès du président de la Fédération de Russie, les orphelins de la RPD, qui seront placés dans des familles russes, ont entre 3 ans et demi et 17 ans. Tous les enfants ont déjà reçu la nationalité russe et sont placés dans des familles dans le cadre de la législation russe. Auparavant, environ 300 orphelins de la RPD avaient été placés dans des familles russes. Maintenant, un autre groupe de la République populaire de Loughansk (LPR) se prépare pour le départ de 104 enfants.

Donc ces enfants n’ont pas été enlevés de force par les Russes, ce sont des orphelins russophones qui fuient les combattants ukrainiens. Les informations de la féministe propagandiste ukrainienne Inna Shevchenko sont fausses. Faites attention à ce qu’elle peut divulguer. Par exemple, la même Femen twitte : « 450 tombes. Il s’agit des premières fosses communes découvertes près d’Izyum, récemment libérée par l’Ukraine » sans se poser la question : comment 450 tombes individuelles, avec le plus souvent les noms, les dates de naissance et de mort, et parfois des gerbes de fleurs, peuvent être appelées des fosses communes ? Sur une croix anonyme, on peut lire « Homme, 17 ans, en provenance de la morgue ». Confondre un cimetière avec un charnier, relève de la même manipulation qu’à Timisoara. Rappelons que l’extrémiste Inna Shevchenko qui avait tronçonné une croix du Christ en bois ne recule devant rien et s’était laissée aller à quelques confidences en 2013 face à Laurence Ferrari : « j’accepterais des dons du diable pour développer le féminisme. »

Pour comprendre l’injustice à l’encontre des habitants du Donbass, nous vous invitons à regarder ce documentaire de 2015, d’Anne-Laure Bonnel, jeune réalisatrice et mère de famille française qui avait accompagné Alexandre, un père de famille d’origine ukrainienne, dans la région du Donbass, à l’est de l’Ukraine en zone pro-russe. Au cœur de la guerre, elle capte les images terribles d’un conflit meurtrier qui a commencé avec le coup d’État de 2014 et a tourné au désastre humanitaire. Donbass est un road-movie immersif, un film documentaire saisissant dans un pays déchiré depuis des années.

Le Média en 4-4-2

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