L’arrestation d’İmamoğlu, perçue comme une manœuvre pour écarter un rival potentiel d’Erdogan en 2028, s’inscrit dans une répression accrue contre l’opposition. Mehmet Yıldız et Rachid Achachi soulignent que cette crise pourrait être le résultat de luttes internes au Parti républicain du peuple (CHP), où les divergences idéologiques entre libéraux, nationalistes et conservateurs affaiblissent la résistance face au pouvoir.
Les manifestations, bien que massives dans les grandes villes, peinent à mobiliser l’Anatolie rurale, bastion électoral d’Erdogan. Par ailleurs, l’absence des Kurdes du Parti démocratique des peuples (DEM) dans les protestations, en raison de tensions avec les ultra-nationalistes, limite l’ampleur du mouvement. Malgré la colère populaire, une révolution semble improbable, la justice turque restant inféodée au pouvoir.
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