Luxe et virus, ordre sanitaire et droit de se taire

Économie

mise à jour le 15/05/21

Jeff Bezos

Grâce au confinement et à la fermeture des commerces, les commandes d’Amazon ont explosé. Jeff Bezos a enfin pu s’acheter le méga-yacht à 500 millions de dollars dont il rêvait. Cela fait plaisir de voir que le commerce n’est pas en aussi mauvaise posture que certains voudraient bien nous le faire croire. 

Le luxe marche bien

Le commerce sur le Net, qui remplace le petit commerce (voir ci-dessous à gauche le graphique Amazon), se porte très bien. Le secteur du luxe monte aussi en flèche. LVMH (champagne, Dom Pérignon, château d’Yquem, Christian Dior, Guerlain, Kenzo, Bulgari, Chaumet…) a grimpé  vertigineusement, comme Amazon (voir graphique LVMH). Et tout ça depuis la pandémie. Ces graphiques qui montent, qui montent, on les retrouve identiques, à s’y méprendre, pour les laboratoires.

L’industrie du médicament se porte bien

Bien entendu, tout va pour le mieux pouir les laboratoires depuis la pandémie. On retrouve chez eux les principaux actionnaires d’Amazon, qui sont The Vanguard Group (6,46 %) et BlackRock (5,40 %). Prenons par exemple Moderna (voir graphique). Tiens ! nous y retrouvons The Vanguard Group (5,67 %) et BlackRock (1,85 %). Qu’on retrouve aussi chez Pfizer (7,59 % et 2,31 %) et chez GSK (TVG a 2,72 % et BR en plusieurs entités : 2,61% + 2,56 % + 1,29 %). Incroyable, non ?

Moderna monte en flèche (on ne va pas vous donner les graphiques de tous les laboratoires). C’est juste un copié-collé de ceux d’Amazon et de LVMH.

 

BigData et BigPharma sont dans un bateau

Si on en croit la liste des investissements d’Edmond de Rothschild, il y a des entreprises florissantes. Il a du flair ! Vous pouvez lui faire confiance, si vous voulez savoir qui profite de la dictature mondiale. Jetez un œil sur ses investissements. Cela va de Apple, Google (Alphabet), Johnson & Johnson, Microsoft, Abvie (un laboratoire qui arrose bien les médecins en France), Vanguard, Amazon, Facebook à Pfizer… On ne vous met pas tout : la liste est trop longue, mais vous pouvez la regarder via ce lien.

 

Sans ce satané virus, tout n’irait pas aussi bien !

Cette explosion de richesse risquerait de prendre fin, s’il n’y avait plus de politique sanitaire. Au moment du virus H1N1, il y a un peu plus de dix ans, Bachelot, ministre de la Santé, nous avait bien prévenus : les rassemblements, y compris les rassemblements politiques, précisait-elle, sont dangereux à cause du virus. La stratégie que cette chargée de communication de laboratoires préconisait n’a pas pris à l’époque. À présent la stratégie est au point grâce au Forum de Davos (Bilderberg et autres think tanks).

Je suis une légende

Notre virus adore les rassemblements. Il va dans les écoles — qu’il faut fermer, dans les fêtes — qu’il faut interdire. Tout comme nous, il n’aime pas le boulot métro dodo. Il évite donc transports en commun, bureaux, usines et supermarchés et préfère se balader en forêt, au cinéma, au théâtre, aller écouter des concerts. Lui et nous, on a les mêmes goûts et comme il est de toute première nécessité pour notre élite (pour les rentiers qui nous sucent le sang, disait-on du temps des punaises dans les lits), on est sûr qu’il va s’accrocher. L’économie du luxe est indispensable, sinon où iraient les milliards de dividendes ? Notre virus vivra donc pour toujours, tant que nous y croirons. Les légendes ont hélas la vie dure.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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