Conflits

L’Iran confirme la mort de Larijani et annonce des frappes de représailles contre Israël : Derniers développements de la guerre au Moyen-Orient

Dans le grand jeu de massacre qui tient lieu de politique étrangère au Moyen-Orient, la coalition dirigée par les États-Unis et Israël vient d’abattre une pièce maîtresse sur l’échiquier iranien. Le régime des mollahs a officiellement confirmé la mort d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, transformé en martyr malgré lui par une frappe aérienne israélienne en plein cœur de Téhéran. L'homme, considéré comme le leader de facto depuis la disparition du Guide suprême, a été réduit en cendres avec son fils Morteza et une poignée de gardes du corp dans un appartement privé en banlieue de Téhéran, où il se trouvait avec son fils, un adjoint et des gardes du corps. Quelques heures après la confirmation de la mort de Larijani, un homme accusé d'espionnage pour le Mossad depuis juin 2025 a été pendu. Cette exécution rapide représente une menace envers les « taupes » responsables des fuites ayant permis la localisation précise de hauts responsables comme Larijani.

mise à jour le 18/03/26

La coalition Epstein, jamais à court d’idées pour « stabiliser » la région, a décidé d’offrir à l’Iran un nouveau martyr de haut rang.

Israël, par la voix de son ministre de la Défense Israel Katz, n’a pas tardé à revendiquer ce « scalp », présentant Larijani comme l’un des derniers piliers d’un régime qu’ils espèrent voir s’effondrer comme un château de cartes. Ces frappes nocturnes, survenues dans la nuit du 16 au 17 mars, ne sont pas de simples escarmouches : elles sont le signe d’une décapitation systématique du pouvoir iranien, méthodiquement orchestrée depuis la mort du patriarche Khamenei.

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Quand Téhéran perd son « Monsieur Loyal »

Ali Larijani, 67 ans, n’était pas un simple apparatchik. Véritable chef d’orchestre de la coordination sécuritaire, il était devenu, malgré ses différends passés avec le nouveau Guide Mojtaba Khamenei, le visage de la résistance iranienne. Sa disparition, saluée par l’agence Mehr comme un « sacrifice pour la Révolution », laisse un vide béant dans un appareil d’État déjà sérieusement décimé.


La parade vengeresse : Téhéran sort l’artillerie lourde

Téhéran a immédiatement répondu. Le Corps des gardiens de la Révolution a annoncé mercredi matin un feu d’artifice de missiles balistiques (des Khorramshahr-4 et Qadr, pour les amateurs) à destination de Tel Aviv et de ses environs. Selon les autorités iraniennes, ces projectiles auraient, encore une fois, réussi à forcer le passage à travers les filets de sécurité israéliens. L’État hébreu a d’ailleurs reconnu deux morts et des « dommages » près de sa métropole économique, confirmant que le Dôme de Fer a souvent des fuites.

Le général Amir Hatami, chef de l’armée iranienne, a promis une vengeance qu’il qualifie de « décisive ». L’ambassade américaine à Bagdad a essuyé deux attaques, tandis que des drones ont été envoyés en guise de cartes de visite aux Émirats arabes unis, histoire de rappeler aux amis du Golfe que la neutralité est un luxe que l’on s’offre rarement en temps de guerre.

L’escalade, cette vieille dame indigne

Ce dernier épisode s’inscrit dans la chronique d’une guerre annoncée qui dure depuis fin février. Depuis la mort d’Ali Khamenei, Israël et ses alliés américains mènent une campagne de frappes intensives, tandis que Téhéran et ses proxies (le Hezbollah au Liban, les milices irakiennes) répondent par des tirs de projectiles moins fournis. Une façon économique d’user les stocks de munitions de l’adversaire américano-sioniste ?

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Au Liban, les bombardements israéliens contre le Hezbollah continuent de faire des victimes (six morts à Beyrouth mercredi), pendant qu’en Irak, l’ambassade américaine sert de cible d’entraînement à l’Iran. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ou son IA, a justifié ce nouvel assassinat comme une « occasion pour le peuple iranien de prendre son destin en main ». Traduction : « Nous tuons vos dirigeants pour votre bien. » Pendant ce temps, Donald Trump s’étonne que les alliés européens ne se montrent pas plus enthousiastes à l’idée d’aller danser sur ce champ de mines.

Résultat des courses : le baril de pétrole flirte avec les 100 dollars, les investisseurs retiennent leur souffle, et le détroit d’Ormuz ressemble à un couloir de la mort.



Et maintenant ?

L’élimination de Larijani, l’un des derniers cadres encore capables de tenir une carte d’état-major, achève de plonger la chaîne de commandement iranienne dans un chaos certain. Israël, enivré par ses succès, promet désormais de « traquer » Mojtaba Khamenei.

La communauté internationale, par la voix soporifique de l’ONU et de l’Union européenne, appelle au « calme » et à la « désescalade », deux mots qui, dans le vocabulaire diplomatique, signifient généralement « nous n’avons aucune idée de comment arrêter ce carnage — et le voulons-nous vraiment ? »

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Ce mercredi 18 mars, le Moyen-Orient retient son souffle. La guerre, déjà riche en dépouilles (plus de 3 000 morts en Iran, des centaines au Liban, des bilans qui s’allongent chaque jour, mais seulement 13 en Israël et autant aux États-Unis), s’apprête à entrer dans une phase encore plus « critique ». Chaque frappe est un pari, chaque riposte un pas de plus vers ce que les experts appellent un « embrasement généralisé » – un terme élégant pour désigner l’enfer sur terre.

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