Encore une ancienne figure de « Touche pas à mon poste » rattrapée non pas par la gloire… mais par la justice. Laure-Alice Bouvier, ex-chroniqueuse habituée des plateaux télévisés de Cyril Hanouna et de Jean-Marc Morandini, se retrouve aujourd’hui dans le rôle bien moins glamour de suspecte dans une retentissante affaire d’escroquerie. Loin des caméras, l’avocate est désormais au centre d’un scandale où s’entremêlent manipulation, données confidentielles, et triangle amoureux pathétique.
De chroniqueuse à accusée : chute libre au barreau de Paris
L’élégante juriste, autrefois appelée pour commenter l’actualité dans « TPMP » ou « Crimes et Faits Divers », est désormais radiée des plateaux… et suspendue du barreau de Paris. Depuis octobre 2024, Laure-Alice Bouvier, proche de Marlène Schiappa à l’origine de l’affaire Marvel Fitness, fait l’objet d’une suspension disciplinaire, renouvelée en mars 2025. Une mise à l’écart qui coïncide avec une mise en examen pour escroquerie, recel, violation du secret de l’instruction, et quelques autres joyeusetés juridiques.
Le dossier, surnommé l’affaire Carton Rouge, pourrait presque prêter à rire s’il n’était pas aussi grave.
À la manœuvre ? Un homme, Philippe H., quinquagénaire bénéficiaire du RSA, visiblement amoureux transi de Me Bouvier, qui se serait improvisé rabatteur de clients fictifs pour la belle avocate dans une affaire d’arnaque aux diamants et cryptomonnaies.
Selon Le Parisien, il aurait approché près de 450 personnes, en leur promettant des miracles juridiques à des tarifs alléchants… pour finalement découvrir que Me Bouvier n’avait rien à voir avec l’affaire en question. Cerise sur le dossier : l’avocate aurait obtenu les identités des victimes grâce à un secrétaire administratif du tribunal, lui aussi sous le charme. Ah, le pouvoir des selfies en lingerie…
Données confidentielles, manipulations sentimentales, et fichiers Excel compromettants
D’après les investigations du parquet de Nancy, le fonctionnaire aurait transmis à l’avocate une quantité ahurissante d’informations confidentielles : casiers judiciaires, fiches pénales, données issues d’un logiciel de l’État… Et tout cela, parce qu’il pensait avoir une chance avec elle. En retour ? Des discussions quotidiennes, des textos ambigus, et des photos suggestives — de quoi faire tourner la tête du plus endurci des greffiers.
Un fichier Excel retrouvé sur l’ordinateur de l’avocate contient les identités complètes des victimes. Une pratique illégale de démarchage, passible de lourdes sanctions. Mais Me Bouvier ne s’en serait pas tenue là. Elle aurait également fouillé dans les dossiers d’anciens adversaires médiatiques, voire d’anciens compagnons. Une utilisation des bases de données judiciaires manifestement très… personnelle.
Des alliés en robe noire ?
Comme si cela ne suffisait pas, une directrice de greffe serait également dans le viseur des enquêteurs pour avoir échangé à de multiples reprises avec Me Bouvier entre 2020 et 2021. Le parquet, qui poursuit l’instruction, évoque des fautes aussi bien déontologiques que pénales.
Face à cette affaire, le Conseil de l’Ordre des avocats n’a pas mâché ses mots : Me Bouvier souffrirait d’une incapacité à discerner les limites déontologiques de sa fonction. Pas très rassurant pour une professionnelle censée incarner l’éthique et la défense du droit.
TPMP, nouveau tremplin vers la case judiciaire ?
L’émission de Cyril Hanouna n’en est pas à sa première « chronique judiciaire ». Entre anciennes stars de la téléréalité en procès, chroniqueurs mis en examen et autres dérapages publics, « TPMP » semble devenir, bon gré mal gré, un casting privilégié pour la rubrique faits divers.
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