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Le scandale du « blanchiment de Wikipédia » éclate enfin au grand jour : C’est pire que ce que vous pensiez

En janvier 2026, le Bureau of Investigative Journalism (TBIJ) a jeté un pavé dans la mare collaborative de Wikipédia. La cible : Portland Communications, respectable agence de relations publiques fondée en 2001 par Tim Allan, aujourd'hui directeur des communications de Keir Starmer. Ses péchés mignons ? Une petite spécialité maison baptisée "Wikilaundering" – comprenez, le lessivage d'articles pour le compte de clients fortunés, gouvernements autoritaires en tête. Le procédé est simple comme un copier-coller : on efface les passages gênants, on lustre ce qui peut l'être, et le tour est joué. La vérité, elle, attendra.

mise à jour le 05/03/26

Certains articles de Wikipédia ne doivent leur neutralité qu’au porte-monnaie de ceux qui les financent.

Dans les coulisses d’un nettoyage bien orchestré

L’enquête du TBIJ, publiée le 14 janvier, s’appuie sur des historiques d’éditions, des témoignages d’anciens employés toujours sous NDA – ces contrats de silence qui protègent si bien les réputations – et des analyses de comptes suspects. La période couverte ? 2013-2024, soit une décennie à effacer les scories de l’histoire.

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Le gouvernement du Qatar, par exemple, a bénéficié de ces soins attentifs : disparition des travailleurs migrants morts sur les chantiers du Mondial 2022, gommage des accusations d’esclavage moderne, des violations des droits humains et des liens présumés avec le financement du terrorisme. Un nettoyage par le vide, en somme.

La Fondation Gates, via son programme AGRA, a également eu droit à quelques retouches, notamment sur des échecs agricoles ou environnementaux – car il est plus simple de modifier une page que d’améliorer ses pratiques. Quant aux clients plus discrets – régimes libyens, figures politiques controversées – ils ont pu compter sur la discrétion de la maison.

Pour mener à bien ces basses œuvres, Portland a sous-traité à des intermédiaires, dont un certain Radek Kotlarek, dont les comptes ont été bannis en 2024 pour usage de « sockpuppets » – ces marionnettes numériques qui permettent de voter en meute sans éveiller les soupçons. Une méthode classique pour contourner les règles de Wikipédia sur les éditions payées non déclarées.



Les intéressés plaident l’ignorance

Portland Communications, fidèle à une tradition bien établie, n’a pas commenté les détails de l’enquête. La firme se retranche derrière ses standards professionnels, comme si le métier de communicant consistait à taire plutôt qu’à informer. Le Chartered Institute of Public Relations, lui, a rappelé que ces pratiques violent son code de conduite – mais on sait ce que valent les codes quand l’argent parle.

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The Guardian, PR Week et The Jerusalem Post ont relayé l’affaire, rappelant au passage que Portland avait déjà été épinglée en 2012 pour des éditions similaires. L’agence a donc simplement changé de méthode : elle sous-traite désormais pour ne pas se salir les mains.

Wikipédia, de son côté, assure que ses volontaires et ses outils anti-abus veillent au grain. Mais l’affaire a rouvert un vieux débat : que vaut une encyclopédie participative face à des professionnels de la manipulation payés pour la contourner ?



Une leçon de choses

Les études le répètent : Wikipédia reste globalement fiable. Sans doute. Mais ces révélations rappellent une évidence : quand l’argent parle, la neutralité fait silence. L’affaire a même relancé l’intérêt pour des alternatives comme Grok et sa Grokipedia, qui promet une approche par l’IA, des données brutes et, espère-t-on, moins de main humaine pour trafiquer l’histoire.

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Car c’est bien de cela qu’il s’agit : quand des intérêts puissants payent pour modeler la connaissance collective, ce n’est plus de l’information, c’est de la communication. Et la communication, comme chacun sait, n’a que faire de la vérité. Elle préfère les réputations bien nettoyées.

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