Dans ce bras de fer kafkaïen, l’aberration est reine. L’affaire, née d’un simple article équilibré, a déclenché une vendetta numérique : la page du magazine, verrouillée par une poignée de contributeurs zélés, devient un monument de diffamation, amalgamant sans vergogne l’édition française à son homonyme australien.
Pire, une loi française récente, adoptée comme un dommage collatéral d’un texte sur la protection de l’enfance, interdit désormais de lever l’anonymat des auteurs de ces calomnies, privant la victime de tout recours effectif. Le parcours judiciaire, un dédale de prescriptions et de revirements, n’est que la triste chronique d’une justice dépassée par l’arrogance d’une poignée d’anonymes qui, du fond de leur certitude, s’érigent en inquisiteurs des temps modernes.
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