Le pervers n’est pas malade… c’est nous qui le devenons
Contrairement aux pathologies psychiatriques, la perversion narcissique ou machiavélique n’est pas une maladie : le pervers ne souffre pas, il fait souffrir. Marion Saint-Michel, psychologue et autrice de Gouvernance perverse, rappelle qu’il s’agit d’une « fixation » à un stade archaïque du développement, où l’autre n’existe que comme objet à manipuler.
Leur tétrade noire ? Narcissisme, machiavélisme, psychopathie (absence d’empathie) et sadisme. Leur terrain de jeu favori ? Les systèmes hiérarchiques où l’impunité règne : écoles, entreprises, administrations. Paul Antoine Martin, ex-cadre victime de harcèlement et auteur du Clan des Seigneurs, décrit ces « enclaves de la République » où la loyauté se mue en soumission, et où la transgression devient la règle.
🚨 Voici un extrait de l’émission sur la chaine de @MichelJeanDomi1 en compagnie de @marion_sai24147, dans lequel j’explique que nous sommes passés d’une situation où la perversité était peu agissante, car peu répandue, à une situation où elle s’est faite normative, car… pic.twitter.com/b1sS8wysBG
— Paul-Antoine Martin ✍🏻📖 🚜 (@PAMartin111) June 19, 2025
La fabrique des complices
Le pouvoir pervers ne tient que par la lâcheté ou l’aveuglement des autres. « Un management toxique a besoin d’un écosystème pervers », explique Paul-Antoine Martin. Des collaborateurs soumis, des médias alignés, des citoyens résignés. La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ? Un outil de blanchiment moral, où plus on parle de « valeurs », moins on en a.
Marion Saint-Michel souligne le rôle clé de la déstabilisation : infantilisation, culpabilisation, inversion accusatoire (« C’est vous le problème »). Macron, Netanyahou, les dirigeants de multinationales… Tous jouent cette partition. Leur force ? Un cynisme assumé, couplé à une absence totale de limites. Le résultat ? Une société malade, où la peur remplace l’esprit critique.
Paul-Antoine Martin cherche a un moment un mot pour décrire le comportement du pervers, je lui propose le mot « obséquiosité » !