Marion Saint Michel, psychologue, décrypte comment le pouvoir utilise la double contrainte (double-bind) pour manipuler les esprits en les culpabilisant. Le fameux en même temps consistant en ordres contradictoires auxquels il faut obéir.
De toute façon, on est coupable. Exemple : la célèbre histoire des deux cravates. Une mère (certains antisémites juifs précisent que la mère est juive) offre à son fils deux cravates pour son anniversaire. Le fils, tout content met une des deux cravates pour le dîner, mais quand sa mère le voit arriver dans la salle à manger, elle prend un air consterné et dit : « J’en étais sûre : tu n’aimes pas l’autre ! » Si le fils avait mis la deuxième cravate, il aurait eu la même réflexion au sujet de la première. S’il n’en avait mise aucune, il aurait été accusé de ne pas aimer les cadeaux de sa mère et s’il avait mis les deux, elle en aurait conclu qu’il se moquait d’elle. Il n’y avait donc pas d’issue.
Nos dirigeants maîtrisent-ils ces techniques parce qu’ils les ont subies ou sont-ils des initiés ? Sont-ils inconscients ou conscients d’employer cette technique de manipulation ? Reste un constat glaçant : et si la véritable schizophrénie était celle d’un système entier ?
Le professeur Adriano Segatori, psychiatre, diagnostiqua Maqueron (dans cette orthographe) dans l’entre deux tours de la première présidentielle, d’individu dangereux, de psychopathe amoral, de pervers narcissique. Une excellente analyse. L’individu soociopathe ci-considéré, malgré un passif exceptionnel et une désinvolture remarquable en campagne, n’en a pas moins été réélu. La probabilité de « bricolage » des suffrages s’avère très importantes. Mais les « connards » (du Maqueron pur jus beveté) sans doute sidérés pour le mieux, « n’osent » en dire mots. Pourquoi chouiner aujourd’hui. Il est des professionnels mafieux pour la chouinerie victimaire. Inutile de se perdre d’avantage.