Ce traité START était toujours en vigueur et devait être réexaminé en février 2026. « Était » car il semble bien que les États-Unis viennent de le déchirer. Dans le cadre de ce traité, tous les bombardiers stratégiques porteurs d’armes nucléaires, enregistrés sous des numéros d’immatriculation et connus des deux parties, sont stationnés à l’air libre, afin de permettre une vérification mutuelle par satellite. Grâce à ce traité, les États-Unis garantissaient à la Russie que ces bombardiers non protégés ne seraient pas attaqués par ses armes ou celles de ses partenaires. Et réciproquement bien sûr
Ce coup d’éclat, orchestré avec l’appui logistique et satellitaire du MI6, illustre l’évolution de l’art de la guerre au XXIe siècle, où des drones low-cost redéfinissent les conflits asymétriques. L’ impact militaire est a priori limité mais c’est une humiliation retentissante autant pour le Kremlin que pour Trump, au cas où l’attaque aurait été organisée conjointement par le MI6 et les faucons du Pentagone. Alors que les négociations de paix à Istanbul se poursuivent, « Toile d’araignée » pourrait bien avoir saboté les efforts de désescalade. L’ombre d’une riposte russe calculée et le doute quant au pouvoir de Trump sur le Pentagone semblent éloigner la fin de la guerre.
Le prince Otto von Bismarck