Le président d’EDF critique Emmanuel Macron sur la crise énergétique

Économie, Politique

mise à jour le 31/08/22

Selon Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, il n'y aurait pas de hausse des prix de l'énergie en France s'ils n'étaient pas indexés, via l'Union européenne, sur ceux du marché mondial. De plus la fermeture des réacteurs nucléaires et la raréfaction du gaz russe à cause des sanctions vont paralyser les entreprises et faire grelotter les Français cet hiver.

 

Macron a décidé de fermer les réacteurs nucléaires qui ont fait leur temps. Très bien. Les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim raccordés au réseau depuis 1977 et prévus pour durer 40 ans ont été fermés en 2020. Mais par quoi les remplacer ? Par l’EPR ? Celui de Flammanville devait prendre la relève, mais… depuis 2007, le chantier a cumulé 10 ans de retard et 9 milliards de coût supplémentaires à cause de « défauts ». À EDF, le personnel compétent est mobilisé par la démolition des centrales. Embauches gelées, transmission du savoir arrêtée : EDF est déclaré sans avenir. Pour la construction des EPR, il manque du personnel qualifié, d’où les « défauts ». EDF va donc former des soudeurs de haut niveau.  Quand seront-ils opérationnels ? Quand les EPR pourront-ils démarrer ? Macron n’attend pas : les 12 autres réacteurs devront être fermés entre 2025 et 2035. Il a donc prévenu les Français qu’ils auront froid cet hiver. Quant aux entreprises, face à leur note d’électricité, elles devront fermer. La destruction est bien en cours.

Le Média en 4-4-2.

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