Le Pr Raoult porte plainte pour harcèlement contre Elisabeth Bik et Boris Barbour, du site Pubpeer

Justice, Santé

mise à jour le 22/04/22

Lors de la conférence de presse du 20 avril 2022, les avocats du Pr Raoult ont annoncé, au nom de l'IHU, de la Fondation Méditerranée Infection et de toutes les victimes, avoir porté plainte contre Mme Elisabeth Bik et de M. Boris Barbour, patron du site Pubpeer, pour harcèlement.

Mme Elisabeth Bik, depuis de nombreux mois et de façon beaucoup plus intensive à compter de janvier 2021, n’a cesse d’inonder Twitter et Pubpeer de dénigrements des travaux de l’IHU et de certains de ses employés. De prétendus fact checkers et des médias comme Médiapart, pour ne pas le nommer, ont emboîté le pas.

Qui est l’accusée, Elisabeth Bik ?

Rien de tel que l’attaque lorsqu’on est coupable : le Dr Élisabeth Bik se pose en victime. Elle prétend avoir dû faire face « à des vagues de harcèlement, avec des menaces et tentatives d’intimidation — particulièrement lorsqu’elle a critiqué la qualité des travaux sur l’hydroxychloroquine menés par le microbiologiste français Didier Raoult ». Tout comme Anthony Fauci en 2020, le Dr Élisabeth Bik a reçu le prix John Maddox en 2021. Il récompense « la persévérance des chercheurs et d’autres personnes à communiquer des informations scientifiques fiables dans des circonstances difficiles ». Ce n’est pas une blague ! Est-ce une coïncidence si les deux lauréats ont en commun leurs heureux rapports avec les fabricants de vaccins et leur commune opposition aux traitements du covid-19 ?

Le CNRS s’oppose à la plainte du CHU pour harcèlement

Très hypocritement, le CNRS s’élève contre la plainte des avocats du Pr Raoult, arguant qu’« il serait dramatique de laisser croire que la vérité scientifique pourrait être décidée dans les tribunaux, ou sur les plateaux-télé. La validation scientifique doit rester avant tout basée sur celle des pairs. C’est la pratique en cours au niveau international, et cela est un impératif. Un prétoire n’est pas un laboratoire  ».

Or la plainte de l’IHU et de la Fondation Méditerranée Infection ne porte pas sur des assertions scientifiques, mais pour harcèlement répété entraînant une dégradation des conditions de vie, tentative d’extorsion d’une somme d’argent ou de contrat d’engagement, en menaçant les victimes de continuer à publier sur Pubpeer et sur Twitter des faits portant atteinte à leur considération scientifique et à leur honneur déontologique.

Élisabeth Bik, contrairement à ce que sous-entend le CNRS, n’est pas une « pair ». En 2016, elle a travaillé comme directrice scientifique chez uBiome, une société spécialisée dans le séquençage du microbiome humain. Elle quitte la start-up avant poursuites pour surfacturations et ventes forcées. La Securites and exchange commission (SEC) déclare, après enquête, que le business d’uBiome est une « imposture ».

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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