L’histoire se répète, mais cette fois en farce : l’Europe, qui jurait s’affranchir du gaz russe, se retrouve une fois de plus à la merci de Moscou. Pendant que les États-Unis, champions du pétrole de schiste, bombardent l’Iran pour faire monter les cours, Poutine, lui, joue les stabilisateurs. Il réoriente ses exportations vers l’Asie, finance son effort de guerre, et regarde l’UE, prise entre deux feux, hésiter à rouvrir Nord Stream.
La Chine, elle, en profite pour racheter le pétrole russe au rabais et tisser de nouvelles alliances, pendant que Washington s’enlise dans ses contradictions. Résultat ? Les pays pauvres paient le prix fort, l’Amérique perd son hégémonie, et la Russie, patiente, encaisse. La géopolitique est une partie d’échecs. Ceux qui n’en respectent pas les règles et bluffent comme au poker sont les perdants et le font payer cher à leurs éternelles victimes.
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