Le pape applique la politique vaccinale de Big Pharma aux gardes suisses : le vaccin ou la porte !

Politique, Religion

mise à jour le 28/10/21

Le pape François a lancé en 2014 la Rencontre mondiale des mouvements populaires. Depuis, tous les ans, elle réunit les dirigeants de l’Église et les organisations qui s’attaquent à « l’économie de l’exclusion et de l’inégalité » en œuvrant pour des changements structurels qui favorisent la justice sociale, économique et raciale (dixit le pape). Et quelle beauté, ce texte papal (Joie de l’Évangile, n° 56) ! « Alors que les gains d’un petit nombre s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité se situent d’une façon toujours plus éloignée du bien-être de cette heureuse minorité. Ce déséquilibre procède d’idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et la spéculation financière. » Un Karl Marx de notre temps, ce pape ! Le 16 octobre 2021 la rencontre a dû se dérouler en visioconférence. Ça vient de sortir. On revient dessus.

Le pape et le forum de Davos d’accord pour le salaire universel (pour les autres)

Cette année, le pape appelle à un salaire universel qui permette l’accès aux « biens les plus fondamentaux de la vie ». Tiens ! un point commun avec l’intervenant du Forum économique mondial de 2020, Guy Standing, qui, très pédagogiquement, explique : « La COVID-19 pourrait faire basculer notre fragile système économique dans une dépression ; les régimes d’aides créent un piège à pauvreté décourageant les gens de prendre un travail. » Tout cela pour terminer tout bonnement par « un revenu de base augmenterait l’incitation à accepter tout emploi disponible. »

Vaccination covid : un « acte d’amour » ?

Le pape est en phase avec les « mouvements populaires » de sa rencontre. Il y en a neuf : Direct Action & Research Training Center, Gamaliel Foundation, Homeboy Industries, Interfaith Worker Justice, Jesuit Ministries of the Jesuit Conference of Canada & the United States, National Domestic Workers Alliance, PICO National Network, Service Employees International Union, U.S. Federation of Worker Cooperatives.

On ne vous présente que les deux premières organisations « œuvrant pour des changements structurels qui favorisent la justice sociale, économique et raciale » : Direct Action & Research Training Center et Gamaliel Foundation. Si vous en avez le temps et l’envie, vous pouvez toujours vous renseigner sur les autres, parmi lesquels figurent de nombreux jésuites. Vous ne serez certainement pas déçus.
Le Direct Action & Research Training Center est une sorte d‘agence de placement de l’armée américaine qui garantit la parfaite obéissance du personnel recruté. Il « met en relation les anciens de l’AmeriCorps et du Peace Corps avec des employeurs des secteurs privé, public et à but non lucratif. Grâce à cette initiative, les employeurs ont un meilleur accès à une réserve d’employés potentiels dévoués, hautement qualifiés et orientés vers la mission, et les anciens du service national ont davantage d’occasions de mettre en pratique leurs compétences sur le lieu de travail ».
La Gamaliel Foundation est financée par de nombreuses organisations philanthropiques, parmi lesquelles la Fondation Ford, la Fondation General Motors et l’Open Society Foundations (Soros). Le président de Gamaliel, John Welch, soutient le mouvement de Soros, Black Lives Matter, et, bon pasteur, pousse les parents à faire vacciner leurs enfants.

Avec cette rencontre papale annuelle, sommes-nous dans la défense de la population ou dans l’État profond ? La vaccination, dit le pape, est « un acte d’amour » ! Tout autant que Ford, General Motors et Soros sont des philanthropes.

Green Pass au Vatican, vaccin chez les gardes suisses

Rien d’étonnant à ce que le pape impose, à partir du 1er octobre, le Green Pass pour tous, puis la vaccination pour les gardes suisses. La Garde suisse est la seule entité à laquelle est imposée le vaccin. Bien qu’il soit aussi sous pression, le reste du personnel non vacciné peut encore avoir recours aux tests pour accéder au Vatican. De plus, un certain nombre d’ecclésiastiques ne sont pas vaccinés et ne veulent pas l’être.
Trois membres de la Garde ont choisi de ne pas se conformer à cette demande et ont « volontairement » quitté le Corps. Trois autres ont été suspendus temporairement de leurs fonctions jusqu’à ce qu’ils puissent régulariser leur situation conformément aux nouvelles dispositions. Finalement, pour avoir refusé de se faire vacciner, six gardes suisses, dont quatre Romands, ont été contraints de démissionner ou ont été licenciés.

Pourquoi des gardes ont-ils refusé la vaccination ?

Pierre-André Udressy, un des gardes de retour au pays, explique son refus par : « le fait que le vaccin n’empêche pas une deuxième contamination, ni la transmission du virus. Qu’il ne permet pas non plus de laisser tomber le masque et la distanciation. Mais surtout, comme il n’est question que du vaccin ARNm de Pfizer au Vatican, que ses effets secondaires sont loin d’être connus. Mais plus que le vaccin, son efficacité ou ses méfaits, c’est l’obligation que j’ai combattue. Le plus grave, c’est que celle-ci se produise au Vatican. Aussi durant cette année, je tiens à le faire remarquer, toutes les personnes de la Garde suisse pontificale testées positives à la Covid 19 avaient reçu le vaccin, un vaccin effectué quelques mois auparavant. »

Pourquoi des gardes ont-ils démissionné ou été licenciés ?

Au Vatican, les pressions peuvent être très fortes, d’autant que la police italienne n’a pas droit d’y enquêter. G., ancien membre de la garde pontificale, explique que le Palais des Papes est un lieu de « chasse » pour les hommes d’église homosexuels. Il n’a pas hésité à se plaindre à sa hiérarchie de ce harcèlement, mais, selon ses dires, n’a reçu aucun soutien.

Amertume en Suisse

De retour au pays, les six gardes ne cachent pas leur déception et leur amertume. L’un d’eux, Pierre-André Udressy, a envoyé une lettre ouverte au pape et déclare : « Jamais je n’aurais pensé que l’Eglise catholique et son chef en personne puissent agir de cette manière. On a été virés sans le moindre égard par une institution qui prône la solidarité entre les hommes et le respect des minorités. Je suis très déçu, sous le choc et, pour tout dire, fâché par ce qui nous arrive. »
Samuele Menghini : « Du jour au lendemain, on nous a dit : “Tu te vaccines ou tu pars.” Beaucoup ont accepté la vaccination contre leur gré pour sauver leur place. C’est triste d’en arriver là. »
David Boschung : « Nous avons quitté notre famille, nos amis, notre pays, notre job pour en apprendre un nouveau. Nous nous sommes investis sans retenue et avec foi dans cette mission pour, au final, nous faire jeter comme des pestiférés. »
Même écœurement pour un autre garde qui a préféré la démission au licenciement et choisit de témoigner sous le couvert de l’anonymat : « Tout s’est passé très vite. Il a fallu rendre notre chambre, faire nos affaires et nos adieux à nos camarades avant de partir comme des voleurs, sans le moindre geste de reconnaissance. »
Un quatrième soldat, fribourgeois, encore sous le choc de son licenciement, n’a pas souhaité témoigner. D’autres, vaccinés de dernière minute, se trouvent toujours en caserne mais suspendus de leurs fonctions jusqu’à l’obtention de leur certificat covid et contraints de présenter un test négatif renouvelé toutes les 48 heures pour pouvoir circuler au Vatican.

En Argentine, le cardinal Bergoglio n’a jamais émis aucune critique contre la dictature. En Italie, le pape François (c’est le même) non plus  !

La lettre de l’ancien garde suisse Pierre-André Udressy au pape François est en fin de l’article de l’Illustré.

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