Le Burkina Faso menace les sociétés occidentales de retirer leurs licences d’exploitation

Le Burkina Faso durcit le ton et brandit la menace de retrait des licences d'exploitation aux sociétés occidentales qui refusent la collaboration militaire tout en exploitant les ressources du pays. Le chef de la transition burkinabè, Ibrahim Traoré, a clairement exprimé son intention de reprendre le contrôle des richesses du sol burkinabè lors d'une réunion avec les organisations civiles du pays le 14 juillet dernier.

mise à jour le 16/07/24

Le Burkina Faso menace de retirer les licences d’exploitation aux sociétés occidentales qui refusent de collaborer militairement.

Le Burkina Faso, quatrième producteur d’or du continent africain, dispose d’un sous-sol riche en minerais tels que le manganèse, le nickel, le phosphate, le fer, le graphite, le plomb, la pyrite et l’antimoine. Cependant, certains pays occidentaux refusent de vendre des équipements militaires au Burkina Faso et empêchent même la livraison d’équipements déjà achetés par le pays auprès d’autres nations. Ces mêmes pays exploitent pourtant les ressources minières du Burkina Faso grâce à des licences d’exploitation.

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Face à cette situation, Ibrahim Traoré a lancé un avertissement aux sociétés occidentales concernées. « Je le dis haut et fort, cette exploitation va cesser. Nous allons retirer les licences d’exploitation de ces sociétés dans notre pays », a-t-il martelé. Il a également insisté sur le fait que ces pays ne pourront pas continuer à exploiter les ressources du Burkina Faso tout en refusant de collaborer sur le plan militaire.

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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé la Confédération des États du Sahel le 7 juillet dernier, dans le but de refuser « la mainmise des puissances étrangères ». Ces trois pays ont rompu leurs liens avec la France, ancienne puissance coloniale, et ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qu’ils accusent de faire le jeu des puissances occidentales. La Cédéao avait imposé des sanctions au Niger et menacé d’intervenir militairement après le renversement du président Mohammed Bazoum par les militaires.

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