La Suisse adopte elle aussi le boîtier de distanciation sociale

Nous vous en parlions dans un article précédentles employeurs des usines Essity tentaient de faire porter à leurs employés des dispositifs pour faire respecter les restrictions au travail.

En Suisse, les physiciens d’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) connaissaient déjà le « dosimètre » pour mesurer la radioactivité dans leurs laboratoires. Avec la pandémie de Covid-19, ils doivent désormais composer avec un « proximètre ». Il s’agit d’un petit boîtier bleu, de la taille d’une carte de crédit, mais beaucoup plus épais. Tous les employés du CERN doivent le porter.

Le proximètre mémorise les cas contacts

Le principe n’est pas nouveau. Ce genre d’appareil existe déjà sur des chantiers pour prévenir les ouvriers quand ils sont trop près d’une zone à risque. Il n’est pas question de géolocaliser les employés, simplement d’aider l’équipe médicale a mieux détecter les nouveaux cas de Covid (à n’en pas douter). Il y en a une dizaine a peu près chaque semaine au Cern, affirme Christophe Delamare :« Sans proximètre, c’était un entretien avec une personne malade en disant : “Avez-vous une idée des personnes avec lesquelles vous avez été en contact ?”C’était essentiellement basé sur le témoignage, la mémoire. Là évidemment c’est plus facile dans le sens où il y a une application qui sort la liste des contacts à risque. » Le boîtier fonctionne bien, il a déjà servi à identifier plusieurs cas contacts. 

La même fonction que les applications « anti-covid »

Un appareil qui enregistre les contacts prolongés en cas de traçage, ça vous rappelle sans doute quelque chose. C’est tout simplement ce que font les applications anti-Covid sur smartphones. La France en a une, TousAntiCovid. La Suisse aussi. Les employés du Cern, qui vivent à cheval sur la frontière, ont été invités à les utiliser. Le proximètre, avec son aspect très pratique, n’est pas là pour les concurrencer. Plutôt pour les compléter.