Avec une froideur réaliste, le président de l’UPR esquisse une sinistre parabole. Tout en vantant les vertus formatrices du voyage pour revenir, tel Candide, « cultiver son jardin », il admet sans fard l’état de « pleine déliquescence » du pays. Ce double discours n’est qu’une apparente contradiction ; il révèle l’ampleur du désastre. Comment, en effet, aimer un pays que l’on voit se détruire de l’intérieur ?
Le verdict est sans appel : les jeunes doivent s’expatrier, ne serait-ce que temporairement, pour échapper à un présent sans horizon et à un avenir confisqué. La France, ce « paradis terrestre » uniquement aux yeux des naïfs étrangers, n’est plus que le fantôme d’elle-même, haïe par ses propres enfants et livrée en pâture par une caste europhile et macroniste qui a renié jusqu’à l’idée de la servir.
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