En 1965, Charles de Gaulle imposait le droit de veto pour protéger la France d’une Europe fédérale, synonyme d’une Europe sous domination américaine. Aujourd’hui, les fédéralistes, avec à leur tête Ursula von der Leyen, veulent supprimer cette ultime barrière démocratique. Leur objectif ? Remplacer l’unanimité par des majorités qualifiées, permettant à une coalition de pays, souvent alignés sur les intérêts allemands ou américains, d’imposer leurs choix aux autres.
Comme le rappelle François Asselineau, cette réforme signifierait la fin de la démocratie : des nations entières pourraient se voir forcer à adopter des politiques contraires à leurs intérêts fondamentaux. Le veto, héritage du compromis de Luxembourg de 1966, est le dernier rempart contre une Europe technocratique et antidéocratique. L’abolir, ce serait acter la mort des nations au profit d’un super-État bruxellois, où les peuples ne seraient plus que des spectateurs impuissants.
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