Franck, pompier professionnel suspendu : « La soumission n’a jamais été et ne sera jamais la solution »

Santé

mise à jour le 09/08/22

Cinquième épisode de « Paroles de suspendus » avec Franck, pompier professionnel, qui préfère garder son anonymat. Cela fait un an que Emmanuel Macron a annoncé l’une des mesures les plus honteuses de ces dernières décennies : la vaccination obligatoire pour le personnel soignant. Surtout depuis que l’on sait, de source officielle, que le « vaccin » n’empêche pas la transmission du virus… En leur donnant la parole, nous avons décidé de rendre hommage à notre manière à ces citoyens qui refusent de s’injecter un traitement en phase expérimentale pour conserver leur emploi.


Le Média en 4-4-2 : Bonjour Franck, et merci d’avoir répondu à l’invitation du Média en 4-4-2. Pouvez-vous vous présenter en 4-4-2, c’est-à-dire de manière concise et efficace ?

Franck : Bonjour. OK, donc je me présente : je ne m’appelle pas Frank, c’est un pseudo. Je suis pompier depuis 1989, d’abord en tant que SPV (sapeur-pompier volontaire) et en 2001 en tant que SPP (sapeur-pompier professionnel).

Le Média en 4-4-2 : Cela fait un an, le 12 juillet 2021, que Macron a annoncé l’obligation vaccinale pour les soignants. Comment avez-vous appris cette nouvelle et quelle a été votre réaction ?

Franck :
J’ai appris cette nouvelle par les réseaux sociaux (je n’ai pas la télé depuis au moins trente ans) et ma réaction a été un dégoût total et un torrent d’insultes envers Pinocchio Ier. Mais déjà que je ne portais pas ce gouvernement dans mon cœur, je me suis demandé très tôt pourquoi ils insistaient autant sur cette vaccination. J’ai donc tout de suite été sur la défensive…

Le Média en 4-4-2 : Le 15 septembre 2021, la « vaccination » a donc été rendue obligatoire pour votre profession. Et vous avez décidé de ne pas vous y soumettre. Comment cela s’est-il passé avec votre employeur ? Quand et comment avez-vous été suspendu ?

Franck :
Comme je sentais le vent venir, j’ai anticipé. En août j’ai été voir un psychiatre qui figurait dans la liste « laissons les médecins prescrire », liste qui a disparu par la suite malheureusement. Il a compris mon état de détresse psychologique face à cette future agression sur notre liberté. Un mois après, il m’a arrêté et prescrit des médicaments : antidépresseurs, anxiolytiques, somnifère, la totale… le « kit » dépression dans laquelle je m’enfonçais jour après jour. Le 15 septembre a donc été effectif pour la suspension des soignants. Étant en maladie, ma hiérarchie m’a envoyé voir des experts (un docteur et un professeur en psychiatrie en quinze jours) et j’ai reçu par la suite des lettres m’indiquant que je n’étais pas à jour du « vaccin Covid ». A la deuxième lettre, je leur ai répondu que je n’étais pas en état de travailler, que cette injection est pour le personnel soignant actif et que je verrai lorsque je serai en état pour cette histoire de « vaccin ». À ce jour je ne suis donc pas suspendu, mais en arrêt maladie. Est-ce que c’est du cinéma ? Absolument pas ! J’estime que la soumission n’a jamais été la solution, que personne ne doit décider de ce que je dois faire de mon corps et je me fais énormément de soucis pour l’avenir, que ce soit pour les gosses mais aussi pour tous. Ce contexte de dictature sanitaire me donne envie de vomir.

Le Média en 4-4-2 : Cela fait donc presque un an que vous êtes suspendu : comment cela se passe-t-il au jour le jour, maintenant que vous n’avez plus de revenu et que vous ne pouvez pas travailler ailleurs ?

Franck :
Étant en arrêt maladie, effectivement j’ai la moitié du salaire qui pour l’instant est versé par mon employeur. Pour être véritablement franc, je passe mes journées chez moi, le moral à zéro. Rien ne motive réellement ; j’aimais les randos, et quelques autres activités, mais je ne fais plus rien. Je suis aussi en deuil et tout cela réuni fait que j’ai l’impression d’être déjà mort. Mes opinions « antivax Covid » m’ont fait perdre beaucoup d’amis et mon moral dépressif fait battre de l’aile à mon couple. Je pense à ceux qui ont été suspendus sans salaire aucun, qui se suicident ; et tout cela pourquoi ? Parce que des gens corrompus jusqu’à l’os se permettent de décider de nos vies ; c’est inadmissible. En ce qui me concerne, trouver un autre travail, oui j’y ai pensé. Mais à vingt ans on peut trouver facilement et accepter d’être exploité plus qu’à cinquante et puis j’ai passé ma vie à faire des ambulances et des feux, je ne me vois pas servir des frites à Mac Do pour 1 000 euros par mois… Alors je me retrouve dans une impasse.

Le Média en 4-4-2 : Le gouvernement ne semble pas vouloir réintégrer les suspendus… Comment voyez-vous votre avenir, ainsi que celui de notre société ?

Franck : Nous avons vu qu’après avoir manifesté durant des mois, ce gouvernement de merde n’a pas réagi. Nous avons aussi vu que lorsque Pinocchio Ier a annoncé la dictature le 12 juillet, les gens au lieu de dire « non » se sont précipités sur Doctolib pour vite se faire injecter. Macron a également été réélu, cela me semble irréaliste. Élection truquée ou pas, de toute façon la solution ne viendra pas des politiques je pense. Faire un faux passe comme certain ? On cautionne un système abject et on fausse les retours de cette injection : les faux injectés n’auront pas d’effets secondaires ! En ce qui concerne la suspension, je ne sais pas. Étant dans cette impasse, je me pose beaucoup de questions : « Et si je change de job et que deux mois après, ils rendent cette injection obligatoire pour tous ? j’aurais un salaire de misère avec un job de merde. » J’attends un miracle, mais je me dis que le réel rattrape le mensonge : les effets secondaires, même s’ils sont censurés, ils existent. Des gens sont handicapés à vie, ont de graves problèmes ou meurent à cause de cette injection : je me dis que tôt ou tard les morts parleront. Il arrivera un moment où trouver des excuses débiles ou nier ne sera plus suffisant. Mais même s’ils arrêtent cette suspension, restent quelques questions : suis je prêt à retravailler avec ceux qui sont resté sans rien faire, ces « collègues » qui étaient si virulents avant l’obligation et qui ont vite été se faire injecter ? Ai-je encore envie de porter assistance au peuple qui a permis la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui ?

Le Média en 4-4-2 : Merci Franck pour le temps que vous nous avez consacré ! Nous vous laissons le mot de la fin.

Franck : Merci à vous, vous faites du beau boulot ! Comme mot de la fin, je dirais que la soumission n’a jamais été et ne sera jamais la solution, que j’en veux beaucoup à ceux qui n’ont pas refusé ; si nous avions été nombreux à le faire, nous n’en serions pas là aujourd’hui. S’il n’y a pas une vraie prise de conscience, un avenir d’esclaves nous attend. Mais le bon sens est quand même resté chez quelques personnes lucides, il faut se raccrocher à cela. Merci au 4-4-2 !

 

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