Le Paraguay a perdu 1-0 contre la France, samedi 4 juillet 2026 à Philadelphie, en huitième de finale de la Coupe du monde. Mais le vrai naufrage n’est pas seulement au tableau d’affichage. Depuis le coup de sifflet final, les Paraguayens se font démolir pour leur attitude sur le terrain : coups, provocations, pertes de temps, gestes dans le dos, volonté permanente de faire sortir les Bleus du match.
Et ce n’est pas une colère de supporters français vexés. Commentateurs, anciens joueurs, consultants étrangers et simples spectateurs ont tous vu la même chose : une équipe paraguayenne venue salir le match, avec un arbitre incapable de remettre de l’ordre. La France, elle, a gagné sans répondre à la bêtise par la bêtise. Mbappé a encaissé, ri, puis marqué. Le jeu a fini par parler.
Sur L’Équipe, le résumé est limpide : la France a surmonté la chaleur et les “manœuvres douteuses” du Paraguay. Score final : 0-1, penalty de Kylian Mbappé à la 70e minute, et une qualification française pour les quarts de finale contre le Maroc.
“C’est de l’anti-football” : la colère dépasse largement la France
La sortie la plus nette est venue de la télévision suisse. Sur la RTS, le consultant Pablo Iglesias n’a pas cherché à arrondir les angles. Relayé par Foot01, il a lâché : “C’est de l’anti-football. La meilleure nouvelle de la soirée, c’est que le Paraguay et cet arbitre rentrent à la maison.”
#FIFAWorldCup2026 France Paraguay : Les propos hier soir du consultant télé Pablo Iglesias de la RTS après le match
Le Paraguay l’imposture du football… pic.twitter.com/bbtEMMhUt3— 🇫🇷 Fils de France 🇫🇷 (@arabel_garbo) July 5, 2026
Il a aussi insisté sur un point qui résume parfaitement la soirée : même le football de rue, avec ses duels et sa rudesse, garde des codes. Le Paraguay, lui, a donné l’impression de vouloir faire sortir la France du match par tous les moyens, sauf par le ballon.
Ce type de réaction compte, parce qu’il sort du cadre franco-français. Quand des observateurs neutres parlent d’anti-football, d’attitude honteuse et de match pourri par l’arbitrage, le sujet n’est plus une plainte de vainqueur. C’est un constat.
Un arbitre d’une nullité sans nom
Le Paraguay a joué dur. Très dur. Mais le plus grave, c’est qu’Ilgiz Tantashev a laissé faire. Trois cartons jaunes pour les Français, zéro pour les Paraguayens. Cette statistique suffit presque à raconter le match.
L’ancien arbitre Bruno Derrien a dit avoir du mal à comprendre qu’aucun carton n’ait été donné au Paraguay. Il estime même qu’un joueur paraguayen n’aurait pas dû terminer la rencontre. Là encore, ce n’est pas un supporter excité devant sa télévision : c’est un ancien arbitre professionnel qui regarde la gestion du match et ne comprend pas.
La VAR n’a pas beaucoup relevé le niveau. Elle est intervenue pour accorder le penalty à la France, mais elle est restée muette sur plusieurs gestes violents ou provocateurs. La Dépêche rappelle que des coups sur Mbappé, Koundé et Barcola ont été ignorés, alors qu’ils auraient pu justifier une intervention vidéo.
Le naufrage arbitral a pris une telle ampleur que, selon Sports.fr, Ilgiz Tantashev ne devrait plus être désigné d’ici la fin de la Coupe du monde. Officiellement, pas de sanction. Dans les faits, son Mondial semble déjà terminé.
Joe Hart, Micah Richards, Frank Leboeuf : les anciens joueurs démontent le Paraguay
Les anciens joueurs n’ont pas davantage mâché leurs mots. Sur la BBC, Micah Richards a jugé l’attitude paraguayenne embarrassante. Joe Hart est allé plus loin : il a expliqué qu’il aurait refusé de serrer la main aux joueurs paraguayens après une telle soirée.
Frank Leboeuf, champion du monde 1998, a lui aussi explosé devant ce spectacle. Consultant pour ESPN, il a décrit cette équipe du Paraguay comme “tout ce que je déteste dans le football”, ajoutant qu’elle n’avait “absolument rien proposé”. Difficile de faire plus clair.
Le Paraguay avait pourtant sorti l’Allemagne au tour précédent et pouvait quitter la Coupe du monde avec une vraie réputation de combattant. Au lieu de ça, il repart avec l’image d’une équipe qui a préféré casser le rythme, provoquer et attendre une séance de tirs au but plutôt que jouer son huitième de finale.
Les Bleus n’ont pas répondu par les coups
Le plus fort, dans ce match, c’est peut-être ce que les Français n’ont pas fait. Ils n’ont pas répondu par des mauvais gestes. Ils n’ont pas confondu combat et règlement de comptes. Ils n’ont pas offert au Paraguay le carton rouge ou la bagarre que certains semblaient chercher.
Bradley Barcola a reconnu n’avoir jamais vécu un match pareil, avec autant de “coups en traître”. Rayan Cherki, lui, a résumé l’absurdité de la soirée en une question : combien de cartons pour le Paraguay ? Aucun.
Didier Deschamps a aussi eu son rôle. Quand il a senti que ses joueurs pouvaient basculer dans le piège, il les a rappelés à l’ordre. La France devait rester dans son match, pas dans celui que les Paraguayens voulaient imposer.
C’est précisément là que les Bleus ont été honorables. Ils ont accepté le duel, mais ils n’ont pas copié l’anti-jeu. Ils ont subi les provocations, puis ils ont répondu de la seule manière qui compte : par le ballon.
Mbappé ciblé, Mbappé moqué, Mbappé buteur
Kylian Mbappé a été une cible permanente. Coups, contacts, provocations, tensions jusqu’au coup de sifflet final. Même après le match, Orlando Gill, gardien du Paraguay, lui a reproché de ne pas l’avoir salué. Selon La Dépêche, Gill a expliqué que Mbappé ne le regardait pas et “se contentait de rire”.
Mais après une soirée passée à encaisser, Mbappé n’avait plus grand-chose à prouver. Il a transformé son penalty, donné la victoire aux Bleus et laissé les Paraguayens avec leur frustration. Le gardien paraguayen pouvait jeter le ballon dans son dos, le capitaine français avait déjà répondu.
Un rire, un but, une qualification. C’est plus propre qu’un coup dans le dos.
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