En cas d’urgences médicales, le ministre de la Santé met en place un jeu de piste

Santé

mise à jour le 08/08/22

En cas d’urgence médicale, si vous n’arrivez pas à joindre un médecin de ville — les deux tiers des Français habitant des déserts médicaux, c’est un cas assez courant —, vous pouvez appeler le Samu en faisant le 15 ou les services d’urgences dans les hôpitaux… l’inconvénient c’est que 75 000 lits d’hôpitaux ont fermés en seize ans (dont 17 600 sous Macron) et la pénurie programmée de médecins à l’origine de la situation n’a rien n’arrangé. Pour palier à tous ces inconvénients, le tout nouveau ministre de la Santé a mis en place un jeu de piste. Il s’agit du tout nouveau service d’accès aux soins (SAS). Les règles du jeu de piste s’appliquent parfaitement à son parcours. Voici comment procéder en cas de véritable urgence, si et seulement si vous avez la chance d’habiter dans un des 24 départements où le SAS existe.

SAS en fonctionnement.

Première étape : vous faites le 15. Le parcours commence. Deuxième étape : un assistant de régulation médicale vous répond. Cet agent administratif (de 1 800 € à 3 200 € brut/mois) – qui n’est pas médecin – est chargé de créer une fiche de renseignements en recueillant votre état civil (nom, âge, sexe), votre localisation et les raisons de votre appel. Il va vous orienter vers un assistant de régulation médicale « d’urgence ». Troisième étape : l’assistant de régulation médicale d’urgence va, à son tour, vous orienter vers un médecin régulateur d’urgence (ce dernier est rémunéré 100 €/h dans le cadre de la mission Flash). À cette quatrième étape, le médecin régulateur d’urgence vous orientera vers un service d’urgence. À la cinquième et dernière case du jeu, si vous êtes toujours vivant, votre patience sera récompensée car il vous reste de bonnes chances d’être secouru. Vous n’avez pas bien compris ce parcours pourtant extrêmement simple ? Alors, regardez la belle image explicative fournie par Ameli (ci-dessous).

Vous n’arrivez toujours pas à croire au SAS ? Il existe une autre solution, encore plus sûre et efficace, celle de Jean Castex : « Le meilleur moyen de soulager l’hôpital, c’est de ne pas tomber malade. »

Jacqueline pour Le média en 4-4-2.

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