Élisabeth Borne et l’orientation scolaire dès la maternelle : et pourquoi pas au stade embryonnaire pendant qu’on y est ?

En pleine crise économique, Élisabeth Borne propose de préparer les enfants à leur avenir pro dès la maternelle. Pendant que les services publics s'effondrent, l’école se transforme-t-elle en agence Pôle Emploi miniature ?

mise à jour le 10/04/25

Quand je serai grand, je veux être CEO d’une licorne en IA générative, mais d’abord, je dois arrêter de confondre mon pied gauche et mon pied droit.

Alors que la France tangue allègrement entre faillites massives d’entreprises, désertification des hôpitaux, et un taux de chômage flirtant avec les sommets (oui, encore !), Élisabeth Borne a trouvé LA priorité nationale : inviter nos chères têtes blondes à réfléchir à leur avenir professionnel dès… la maternelle.

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Dans un élan de clairvoyance probablement né d’une méditation profonde entre deux plateaux télé, la ministre de l’Éducation nationale a déclaré sur LCP qu’il fallait « se préparer très jeune, dès le départ, presque depuis la maternelle à réfléchir à la façon dont on se projette dans un métier ». En résumé, pendant que vous apprenez à colorier sans dépasser, pensez aussi à votre avenir dans la cybersécurité, ou peut-être la plomberie, parce qu’il paraît qu’il y a de la demande.

Parcoursup : le cauchemar commence-t-il à la crèche ?

Interrogée sur les angoisses liées à Parcoursup (le fameux site qui transforme chaque lycéen en insomniaque à partir de mars), Élisabeth Borne a tenu à rassurer les parents à qui on a collé un kit de survie (Oui, difficile de se projeter). Mais pas de panique ! Pas question d’« orienter » dès la maternelle, non non non. L’idée, c’est juste de se projeter. Genre “Quand je serai grand, je veux être cloud architect ou start-uppeur en IA générative… juste après avoir appris à faire mes lacets.” C’est mignon, non ?

La France en crise… mais pensons orientation très tôt, hein !

Petit rappel : pendant qu’on philosophe sur l’avenir professionnel des bambins qui ne savent pas encore lire leur prénom, plus de 66 500 entreprises ont mis la clé sous la porte, des milliers de soignants fuient l’hôpital, et l’économie flirte avec le fond de la piscine. Mais il faut penser orientation, hein. À croire qu’on pourrait demander aux fœtus leur projet de carrière lors de l’échographie du deuxième trimestre. “Alors, petit Hugo, tu préfères les sciences cognitives ou la logistique ?”

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Et comme si ça ne suffisait pas, la ministre a vanté les mérites de Parcoursup, qu’elle qualifie d’« outil efficace » (on rigole doucement), tout en appelant à une amélioration des dispositifs de réorientation. C’est vrai qu’un système qui met un million de jeunes sur les rotules chaque année, ça mérite bien une petite mise à jour.

Une orientation oui… mais surtout pas trop tôt (enfin… sauf si)

Face à la tempête sur les réseaux sociaux, Élisabeth Borne a tenté un rétropédalage élégant sur X : « Non ! On ne va pas orienter les élèves dès la maternelle ! » Ouf, on a eu peur. Mais quand même, pensons-y. Doucement. Entre deux comptines.

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Bref, pendant que les jeunes flippent pour leur avenir, que les adultes cherchent un emploi stable juste avant une guerre mondiale et que les services publics se délitent comme un vieux pull en laine, l’État préfère demander à des enfants de 4 ans à quoi ressemblera leur fiche de paie dans 20 ans.

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3 commentaires sur "Élisabeth Borne et l’orientation scolaire dès la maternelle : et pourquoi pas au stade embryonnaire pendant qu’on y est ?"

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  1. Orientation en maternelle : bienvenue dans la start-up nation des berceaux.

    La France est en ruine.
    Les services publics s’effondrent.
    Les entreprises meurent.
    Les soignants fuient.
    Mais Élisabeth Borne a trouvé la solution :
    poser la première brique de votre carrière… entre deux comptines.

    À 4 ans, tu ne sais pas lire.
    Mais tu dois te projeter.
    En cybersécurité.
    En IA générative.
    Ou peut-être en cuisine quantique ?

    L’école devient un Pôle Emploi pour enfants.
    On remplace les récrés par des bilans de compétences.
    Et les doudous par des simulateurs Parcoursup.

    Et quand le peuple se moque ?
    Borne rétropédale : « On ne va pas orienter, voyons… juste suggérer. »
    Traduction : on avance, mais en crabe.

    C’est ça, leur vision de l’enfance :
    Un vivier à former, à formater, à canaliser.
    Pas pour l’émancipation.
    Mais pour l’utilité.
    Pour la productivité.

    Lame Insoumise dit NON.
    L’enfant n’est pas un capital à optimiser.
    L’école n’est pas une usine à CV.
    Et la maternelle n’est pas une anti-chambre de servitude économique.

    Ce n’est pas de l’orientation.
    C’est du dressage.

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