Effet des mesures sanitaires : 100 000 nouveaux bébés dépendent d’une aide caritative

5 mai 2021 | Humour, Politique, Santé

En février 2021, plus de deux millions de personnes recourent à l’aide alimentaire et 51% d’entre elles déclarent que c’est depuis moins d’un an. C’est l’effet des mesures dites sanitaires (interdiction de travailler, etc.). A présent plus de 100 000 nouveaux bébés dépendent d’une aide caritative pour leurs besoins essentiels. 

 

Les bébés qui arrivent ont droit à l’aumône

Les bébés de la famille Groseille, ou même des Duquesnoy déclassés, ne peuvent certes pas compter sur l’État, mais ils peuvent bénéficier de l’Opération urgence premiers pas. Lancée en hâte en mars 2021 par le secrétariat d’État en charge de l’Enfance et des Familles et financée en grande partie par des fondations, cette Opération a distribué des kits ainsi conçus : 3 paquets de 45 couches,1 liniment et 1 paquet de lingettes, 1 flacon de savon liquide spécial bébé, 3 boîtes de lait en poudre et 60 petits pots. Les parents ne vont pas se plaindre après ça ! Au contraire, ils doivent être très reconnaissants envers la fondation Break Poverty et l’Agence du don en nature qui ont financé en grande partie l’opération.

Que sont ces œuvres charitables ?

Break Poverty Foundation, créée par Denis Metzger, président de Chequers Capital, l’un des plus grands fonds d’investissement européens, a reçu de l’aide de Blédina, Sodiaal, Nutribio, Lidl, Mustela, Laboratoires Gilbert, Nestlé, didièse, Franprix, Cooper.

L’Agence du Don en nature a remporté en 2015 le Google Impact Challenge France et le prix Coup de Cœur Coca Cola France en 2011. C’est juste pour situer. L’agence a pour mécènes Activa Capital, Amazon, Boursorama, Leyton, Fondation Carrefour, Fondation L’Oréal, Fondation Société Générale, Fondation Michelin, Fondation EDF, Eurazeo, Crédit municipal de Paris, Bessé conseil en assurances, Fondation AnBer, Fondation  Bettencourt Schueller, Fondation Caritas France, Groupe Galeries Lafayette. Une sacrée flopée de philanthropes.

Pourquoi des fondations ?

Les familles privées de ressources remercient donc très fort les entreprises philanthropiques qui ont bénéficié d’un abattement fiscal de 60 % de leurs bénéfices.

L’article 238 bis du code général des impôts précise qu’ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 60 % de leur montant les versements, pris dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires, effectués par les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés au profit de fondations reconnues d’utilité publique et aux fonds de dotation sous certaines conditions.

Un exemple : en 2020 le chiffre d’affaires de L’Oréal avoisine les 30 milliards. Grâce à sa fondation, l’entreprise peut retirer du bénéfice à déclarer jusqu’à 150 millions. Le bénéfice (déclaré) étant loin, très loin, d’égaler le chiffre d’affaires, on peut penser que L’Oréal arrive à se sauver de la ruine grâce, entre autres, à cette philanthropie bien ordonnée.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.