Vincent Pavan (ReinfoCovid) concernant la campagne d’affichage : « 1 effet secondaire grave sur 100. Et si c’était votre enfant ? »

Justice, Santé

mise à jour le 26/08/22

« Vaccination Covid : 1 effet secondaire grave sur 100. Et si c’était votre enfant ? » Ce message choque. C’est la campagne d’affichage lancée par le collectif ReinfoCovid à Toulouse. Et le moins que l’on puisse dire est que leur objectif est atteint, puisque leur affiche a fait le tour des médias mainstream et a même forcé le gouvernement à réagir. Nous avons rencontré Vincent Pavan, président de l’association ReinfoLiberté, pour qu’il nous explique cette campagne d’affichage, de sa conception jusqu’à ses répercussions.


Le Média en 4-4-2 : Bonjour Vincent, et merci d’avoir accepté notre invitation. Votre collectif vient donc de faire parler de lui à travers cette campagne d’affichage à Toulouse. Comment vous est venue cette idée ?

​Vincent Pavan : Bonjour et merci à l’équipe du 4-4-2 de me donner la parole. Très peu de médias m’ont contacté à propos de ces affiches, alors que toute la presse mainstream en a parlé. En réalité, en tant que président de l’association ReinfoLiberté qui a réalisé, commandé et financé cette campagne, je suis normalement la première personne habilitée à pouvoir donner les informations les plus pertinentes… L’idée remonte d’abord à quelques mois. À l’époque, nous voulions faire la publicité du CSI (Conseil Scientifique Indépendant). Un membre de notre association a proposé de louer un panneau publicitaire dans la ville de Nîmes. On l’a fait, on a posté une photo du panneau sur les réseaux sociaux et ça a « buzzé ». On en a déduit que les panneaux d’affichage avaient un potentiel important en terme de remontée.
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Par la suite, avec les scientifiques de ReinfoCovid (RIC) et du CSI, on a vite compris que la communication du gouvernement sur les effets indésirables des vaccins était inexistante, au mieux éhontément sous-estimant, comme c’est le cas dans le rapport intermédiaire de l’OPECST [organe d’information commun à l’Assemblée nationale et au Sénat], la question des effets indésirables, tels que l’ANSM communique à ce propos. Donc on a simplement acté que les panneaux d’affichage étaient un bon moyen d’informer loyalement sur les effets indésirables des vaccins.
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Le Média en 4-4-2 : Pourquoi Toulouse ? Et comment avez-vous réussi à trouver un afficheur qui accepte ce visuel ? Parce que tous les afficheurs ne s’appellent pas Michel-Ange Flori…
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Vincent Pavan : Toulouse a été choisie car ce sont les sympathisants de ReinfoCovid (RIC) qui ont cherché et trouvé les panneaux et les afficheurs. Nous avions lancé des appels aux antennes locales de RIC pour trouver des endroits avec des afficheurs qui acceptent. Ce sont les Toulousains qui ont réussi à trouver cela. Effectivement tous les afficheurs ne nous ont pas acceptés. Celui qui a accepté est un afficheur indépendant, qui travaille avec des affiches situées dans le domaine privé. Sans ça, les autorités publiques refusent immédiatement.
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Le Média en 4-4-2 : Nous en venons à la question principale : d’où sort le chiffre de « 1 accident cardiovasculaire pour 100 injections » ? On imagine que celui-ci a été scrupuleusement calculé et est parfaitement sourcé, contrairement à certains chiffres prétendument « officiels »…
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Vincent Pavan : Ce chiffre est désespérément simple. D’un côté, aujourd’hui dans l’Europe des 27, il y a eu 900 millions de doses injectées (source : OurWorldInData). Dans Eudravigilance, on compte environ 800 000 effets indésirables graves (nous avons compté avec nos propres programmes et demandé à d’autres de vérifier nos chiffres). Le ratio est donc de 9 effets indésirables graves pour 10 000 injections a priori. Sauf que les chiffres qui sont dans la base Eudravigilance sont des chiffres de pharmacovigilance dite passive : autrement dit ils remontent de manière spontanée par les victimes qui en font une déclaration (eux-mêmes ou avec leur médecin). Or tout le monde sait (cela est, par exemple, dit explicitement dans le rapport de l’OPECST sur les effets indésirables des vaccins) que la pharmacovigilance passive ne représente que 5 % à 10 % des effets indésirables réels. En multipliant donc le taux par 10 (en fait 11…) on arrive immédiatement à 1 effet indésirable grave pour 100 injections.
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Le Média en 4-4-2 : Les réactions ne sont pas faites attendre, puisque tous les médias mainstream en ont parlé. Sonia Backès, secrétaire d’État chargée de la citoyenneté, s’en est mêlée en expliquant « qu’il y a un aspect complotiste très fort dans les actions menées par Reinfo Covid qui sont à la limite de la dérive sectaire ». Vous attendiez-vous à un tel « buzz » ? Que pensez-vous des réactions « officielles » ?
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​Vincent Pavan : Honnêtement, on ne s’attendait pas à un tel retour. Évidemment, nos intentions étaient très stratégiques : chacun sait que le gouvernement prépare une campagne de promotion de la vaccination pour la rentrée — puisque cela faisait partie des recommandations de la Commission européenne de la fin avril 2022 — notamment envers les enfants. Or il nous semblait important d’informer les citoyens sur la partie risque des vaccins, notamment chez les enfants, qui n’est jamais prise en compte par le gouvernement, qui se borne en général à dire « Tous vaccinés, tous protégés », ce qui constitue d’ailleurs un slogan assez peu réaliste, eu égard à ce que l’on sait sur le fait que le vaccin n’empêche ni la maladie ni la transmission, et peine sur les formes graves. Et encore, certains témoignages affirment que même de ce côté, il n’y a pas vraiment de bénéfice.
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S’agissant de la secrétaire d’État, si le fait de faire une division suivie d’une multiplication en utilisant les données des agences constitue un aspect complotiste, je comprends mieux pourquoi la France est devenue dernière en mathématiques dans tous les classements internationaux. Faire des mathématiques élémentaires devient effectivement réellement dangereux pour ceux qui les pratiquent.
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Sur les réactions officielles, il y a eu deux arguments : 1 c’est n’importe quoi, et 2 de toute  corrélation ne signifie pas effet de cause à conséquence. Sur le premier point, j’ai expliqué comment on arrivait à ce chiffre et donc j’avoue que j’ai du mal à comprendre. Sur le second point, on nous ressert les arguments des marchands de tabac dans les années 50 : à cette époque tout le monde voyait le lien entre la cigarette et les cancers, mais les marchands en question répliquaient que corrélation ne voulait pas dire rapport de cause à conséquences. Tout cela est pathétique.

Le Média en 4-4-2 : Cette campagne prend donc un tournant judiciaire. Où en êtes-vous actuellement sur ce terrain-là et comment voyez-vous la suite de cette histoire ?
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Vincent Pavan : On s’attend à un arrêté préfectoral prononçant l’interdiction de nos affiches. Notre avocat est évidemment déjà au travail. Nous nous sommes rapprochés également d’autres associations, et de conseils en médias, afin de pouvoir faire de cette affaire un véritable moment de démocratie sanitaire. Je rappelle que la loi Kouchner du 4 mars 2002 s’intitule précisément loi de démocratie sanitaire et a explicitement pour but de faire entrer les citoyens dans les questions sanitaires. Nous allons faire vivre cet esprit avec le sérieux, la rigueur, l’abnégation et la bonne foi qui nous caractérisent.
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Le Média en 4-4-2 : Merci Vincent d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, et félicitations à toute l’équipe de ReinfoCovid pour cette opération qui fait bouger les lignes ! Nous vous laissons le mot de la fin.
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​Vincent Pavan : Merci au 4-4-2 ! Je suis personnellement un vrai fan depuis le début. Dans cette histoire vous êtes le seul (avec FranceSoir) à m’avoir donné la parole ! J’espère que cela donnera des idées à d’autres. Nous avons vraiment des choses à dire sur ces effets indésirables. Le CSI et les scientifiques de ReinfoCovid font un travail remarquable depuis plus de deux ans. Il faut les saluer. Si vous voulez aider ReinfoLiberté qui finance et aide ces deux collectifs (qui n’ont pas de personnalité morale ou juridique et donc ne manipulent aucune trésorerie et ont donc besoin de ReinfoLiberté), n’hésitez pas : comme toutes les entités indépendantes, nous agissons grâce aux moyens que nous envoient les donateurs (https://reinfoliberte.fr/don/).
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Yoann pour Le Média en 4-4-2
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