Claudette, 77 ans, est-elle morte de faim et de soif au CHU de Dijon ? Le chef du service déplore un manque de personnel

Santé

mise à jour le 09/11/22

Cette histoire est à peine croyable, mais reflète l’état actuel des hôpitaux de France sous la macronie… Claudette, âgée de 77 ans, se rend le 23 août au CHU de Dijon pour une opération du fémur. Jusqu’ici tout va (presque) bien. La vieille dame doit rester à jeun pour cette intervention et on lui fait savoir qu’elle ne sera pas prioritaire. Il lui faudra s’armer de patience dans une chambre jusqu’à l’opération.


Malheureusement pour la patiente, l’opération est repoussée quatre fois pendant huit jours. Selon ses proches, elle n’aura eu droit qu’à un bouillon de légumes. Le 31 août, elle mourra de faim et/ou de déshydratation au sein du CHU de Dijon. Alors que Claudette réclamait de se nourrir selon Murielle et Jean — les enfants de cette dernière venus témoigner sur BFMTV —, ils racontent que c’est à une fin de non-recevoir que la victime a fait face. « Ils lui ont dit “non, vous devez être à jeun, vous allez être opérée demain.” Et ça pendant plusieurs jours (…) Sur la porte de sa chambre, il y avait le tableau “à jeun”, continuellement. »

Le chef du service orthopédique et traumatologique au CHU, Emmanuel Baulot, déplore un manque de personnel : « L’opération n’a pas pu être réalisée dans les délais souhaités du fait de reports intempestifs successifs dus au défaut d’offre de vacation au bloc des urgences. » Il assure que « après chaque report successif, des repas ont été distribués, attribués, et ces faits ont été tracés dans le dossier. » Pour Claudette, huit jours dans cette situation n’ont rien arrangé puisqu’elle souffrait également de comorbidités.

Une enquête a été ouverte en septembre. Une autopsie a eu lieu dans les jours qui ont suivi le décès, mais les résultats n’ont pas été communiqués… Plus de deux mois après, les médias relaient l’information. Murielle et Jean donnent leur sentiment sur cette tragédie : « On n’espère pas grand-chose, ça ne va pas faire revenir notre mère, mais on ne veut pas que d’autres familles se retrouvent dans cette détresse-là. »

Le Média en 4-4-2.

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