Bruno Gaccio explique les raisons de cette démarche judiciaire. Frédéric Haziza l’a publiquement accusé d’être antisémite, affirmant que « de tout son être émane la haine des juifs ». Une allégation que l’ancien auteur de Canal+ qualifie de « grave injure » et d’« infamante ».
Pour Gaccio, ces accusations sont non seulement infondées mais aussi manipulatrices :
« Si je suis anti quelque chose, c’est anti politique de Monsieur Netanyahou, c’est anti armée israélienne qui bombarde, après cette attaque terroriste qu’ils ont subie, jusqu’à l’absurde un peuple qui est confiné, qui ne peut pas se défendre ni fuir, et qui tue des milliers d’enfants », déclare-t-il avec fermeté. Il insiste : « Je suis anti armée qui tue des milliers d’enfants, je suis ça, et rien d’autre que ça ».
Cette prise de position critique à l’égard de la politique israélienne et de Benjamin Netanyahou semble, selon lui, avoir motivé les accusations d’antisémitisme formulées par Haziza :
« Lorsqu’un défenseur de Monsieur Netanyahou traite quelqu’un d’antisémite, c’est pour le flétrir lui-même, c’est pour démonétiser d’une certaine façon sa parole », analyse-t-il.
Le monsieur a un truc à vous dire pic.twitter.com/7yOJfEAMpE
— Bruno Gaccio (@GaccioB) February 10, 2025
Ce qui pousse Bruno Gaccio à porter l’affaire devant la justice, c’est la conscience qu’Haziza, « travailleur médiatique » parfaitement informé des limites juridiques de la liberté d’expression en France, a choisi malgré tout de proférer ces accusations. « L’injure publique est une des limites que la loi fixe à cette liberté », rappelle-t-il.
Bruno Gaccio conclut sa vidéo en expliquant qu’il n’avait « pas d’autre moyen que d’aller devant un juge pour demander pourquoi » ces propos injurieux ont été tenus à son égard.
Affaire à suivre, donc, avec une audience judiciaire qui s’annonce d’ores et déjà scrutée de près par les observateurs des médias et du droit.
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