Selon les informations du Parisien, les gendarmes de Lectoure ont reçu dès le 14 février 2026 l’ordre d’interpeller Jérôme Barella, aujourd’hui soupçonné du rapt et du meurtre de la jeune Lyhanna. Une demande qui n’aurait pas été exécutée.
Trois mois avant la mort de Lyhanna, Jérôme Barella aurait déjà pu être placé en garde à vue. D’après les éléments rapportés par Le Parisien, un magistrat avait demandé aux gendarmes de Lectoure, dans le Gers, de procéder à son interpellation dans le cadre d’une enquête pour viol présumé sur mineure.
Cette demande remonte au 14 février. À ce moment-là, Jérôme Barella faisait déjà l’objet de plusieurs signalements ou plaintes liés à des faits de nature sexuelle sur mineures. Pourtant, l’interpellation n’a pas eu lieu.
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Des soupçons anciens autour de Jérôme Barella
Les premières alertes ne dataient pas de 2025. En 2017, une femme avait signalé aux forces de l’ordre que Jérôme Barella entretenait une relation avec sa fille, alors âgée de 17 ans. La jeune fille avait indiqué être consentante.
En 2022, une autre plainte avait été déposée à Béthune. Une mère accusait Jérôme Barella du viol de sa fille de 7 ans. L’enfant l’aurait désigné par écrit, avant de refuser de répéter ses déclarations face aux enquêteurs. La procédure aurait ensuite été classée, l’infraction ayant été jugée « insuffisamment caractérisée ».
Une nouvelle plainte déposée en Haute-Garonne
En août 2025, une autre plainte a été enregistrée à Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne. Cette fois, Jérôme Barella était accusé d’avoir violé une fillette de 10 ans, amie de l’une de ses filles, à son domicile dans le Gers.
D’après Le Parisien, le dossier avait ensuite été transmis au parquet d’Auch, compétent dans cette zone. Mais cette transmission se serait faite par courrier postal, sans appel ni courriel d’accompagnement. Le dossier aurait alors été placé avec d’autres procédures en attente d’enregistrement.
Une demande d’interpellation le 14 février
Un magistrat a finalement repris le dossier et confié de nouvelles investigations à la brigade de gendarmerie de Lectoure. Toujours selon les informations rapportées, un échange téléphonique a eu lieu le 14 février.
Lors de cet appel, le magistrat a demandé aux gendarmes d’interpeller Jérôme Barella et de le placer en garde à vue. Cette opération n’aurait pourtant pas été menée. La raison exacte reste inconnue à ce stade. Report de l’intervention, oubli, problème d’organisation : aucune explication officielle ne permet pour l’instant de trancher. Une source citée par Le Parisien se montre toutefois sévère :
« On ne peut pas dire que les gendarmes de cette brigade étaient débordés par des procédures lourdes et graves. le stock de dossiers criminels était vide sauf celui de Jérôme Barella. »
Trois mois avant la mort de Lyhanna
Cette chronologie pèse lourd, car elle précède de trois mois le rapt mortel de Lyhanna : pourquoi la demande d’interpellation formulée en février n’a-t-elle pas été suivie d’effet ?
Pour l’heure, aucune réponse claire n’a été donnée. Les investigations devront déterminer ce qui s’est passé entre la transmission du dossier, la demande du magistrat et l’absence d’arrestation.
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