A part quelques amendements de pure forme, le Sénat vote le pass vaccinal pour le bien des petits et des grands

Santé

mise à jour le 15/01/22

Le pass vaccinal a été adopté par le Sénat par 249 voix pour et 63 contre. Ce jeudi 13 janvier 2022, députés et sénateurs devront s'accorder sur une version commune du texte en commission mixte paritaire pour une application rapide du dispositif.

Le Sénat a apporté au texte plusieurs modifications qui ne seraient, selon la presse Pravda, pas du goût du gouvernement. Les voici.
On commence par l’amendement le plus bureaucratique. Il est censé restreindre la durée d’application du pass. Accrochez-vous !


« Le pass vaccinal ne pourrait être imposé ou maintenu que lorsque le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 serait supérieur à 10 000 patients au niveau national (il est aujourd’hui de près de 24 000). Lorsque le nombre de patients hospitalisés serait inférieur à ce seuil de 10 000 patients au niveau national, le pass vaccinal ne pourrait être maintenu que dans les départements où au moins l’un des deux critères suivants serait rempli : un taux de vaccination (schéma complet) inférieur à 80% de la population totale ou une circulation active du virus. »
On suppose que ce charabia vous a permis de comprendre que les sénateurs se foutaient de votre gueule. Il semble que cette analyse soit la bonne. Passons au pass pour les ados.

Les mineurs de 12 à 17 ans restent soumis à l’actuel pass sanitaire, pour participer aux activités de loisirs. Ils devront produire le résultat négatif d’un test de dépistage. Les redoublants de plus de 17 ans seront donc obligatoirement vaccinés, s’ils veulent participer aux sorties. Ça leur apprendra.

Plus grave est l’atteinte à l’autorité parentale. Le code civil stipule : « les père et mère exercent en commun l’autorité parentale ». 
Avec l’autorisation parentale unique pour la vaccination des 5-11 ans, qui existe déjà pour les 12-15 ans, les sénateurs poursuivent la destruction du code civil et de la famille. [NDLR : le 12 janvier, le gouvernement est revenu sur sa position et soutient le Sénat qui veut l’accord des deux parents pour les 5-11 ans. « Car, explique le rapporteur Philippe Bas (LR), nous ne sommes pas absolument certains – sinon on leur appliquerait aussi le passe vaccinal – que ce soit une bonne idée. » Une bonne décision, mais, comme d’habitude, dépourvue d’argumentation, c’est le moins qu’on puisse dire.]

Ce sont les sénateurs, autorités bien installées s’il en est, qui soutiennent les plus de 16 ans en rupture familiale. Ces ados peuvent décider seuls de se faire vacciner, sans autorisation parentale.

Sous le prétexte d’une santé préservée grâce à des injections expérimentales, la structure familiale est ébranlée. Les Français seront donc divisés jusque dans les couples (divorcés ou non). Pour le plus grand bien des enfants, cela va de soit. Donc la majorité est avancée à 16 ans (au moins le temps d’être piqué). L’autorité parentale n’est plus commune entre père et mère, mais est attribuée à celui qui est pour la vaccination de son enfant.

Seuls gagnants : les entreprises refusant le télétravail et les patrons de bars qui ne contrôleront pas les papiers d’identité. Ils n’encourront plus d’amende. En revanche les enfants et leurs parents trinqueront. Ce n’est pas l’opportune grève des enseignants sous le mot d’ordre « en grève pour une école sécure sous Omicron » qui leur viendra en aide. Le planning de la grève et du vote à l’Assemblée le même jour montre que l’un et l’autre sont parfaitement organisés. Toujours pour le bien de celles et ceux et des petits et des grands. On pense au monde idéal de l’île aux enfants.

Le Média en 4-4-2.

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